Anon. de Saint-Denis, t. XX, p
4. Le Confesseur de Marguerite dit qu'il échangea une écuelle d'argent contre une écuelle de bois dans laquelle mangeait un vieux moine (t. XX, p. 102). Mais ceci est un fait particulier et témoigne surtout de la vénération du roi pour le vieux moine.
5. Geoffroi de Beaulieu, c. x, t. XX, p. 6; Confesseur de Marguerite, p. 103 c. Les comptes du règne de saint Louis, publiés au t. XXI des Histor. de France, doivent faire modifier un peu leur assertion trop générale. Voy. la dissertation de M. de Wailly, en tête du volume.
sait donner soixante livres de plus par an, i)our les indemniser de son humilité'.
Comme le titre de chrétien était le premier à ses yeux, il mettait aussi au premier rang de ses obligations ses devoirs de chrétien. 11 est superflu de rappeler que sa piété n'avait fuit que croître comme son assiduité à toutes les pratiques religieuses. Alors encore, malgré l'an'aiblissement de sa santé, il consacrait une partie de ses nuits à la prière*. Aux grandes l'êtes, il faisait célébrer l'office avec tant de solennité et de lenteur que par là, dit naïvement le Confesseur de la reine Marguerite, « il ennuyait tous les autres^ » On comprend quelle peine ce lui eûtété que d'être privé pour quelque raison de l'office divin. Aussi, Alexandre IV, dès le commencement de son pontificat, renouvela-t-il plusieurs faveurs que saint Louis s'était déjà fait accorder par les précédents pontifes : privilège de ne pouvoir être excommuniés lui, sa femme ou ses enfants, sans un ordre spécial du Saint-Siège*; de n'être pas atteint d'excommunication par le commerce des excommuniés^; défense de frapper d'interdit les chapelles royales et même les terres du roi* ; permission d'entendre la messe même dans les lieux soumis à Tinte u;il
1. Geoffroi de Beaulieu, c. viii, p. G ; Confesseur de Marguerite, p, 103 t.