‹ Saint Louis et son tempsChapitre 180 sur 207 · Cf. Baillet, Vie des saints, 29 août, p · texte numérisé non relu

Cf. Baillet, Vie des saints, 29 août, p

Jean-Baptisle, et que le même (chose criminelle à (lire) n'a pas pu être à deux têtes. Et à cette occasion, M ajoute le vénérable abbé avec une liberté toute gallicane, « il faut signaler une erreur fort répandue, quoique sans grand dommage, dans les églises de France touchant les corps des saints. On les voit, les unes et les autres, se vanter d'avoir le même martyr ou confesseur, quand le même ne peut en son entier se trouver en deux lieux différents. Tout le mal de cette dispute vient de ce qu'on ne laisse pas aux saints le repos de la sépulture durable à laquelle ils ont droit. C'est sans doute, je ne le conteste pas, la piété qui fait que l'on couvre leurs corps d'or et d'argent; mais c'est aussi une évidente et trop honteuse avidité qui pousse à ces exhibitions d'ossements, à ces processions de châsses pour ramasser de l'argent. Tout cela n'aurait pas lieu si leurs corps, comme celui de Notre Seigneur Jésus-Christ, étaient renfermés dans le tombeau avec une lourde pierre roulée dessus pour le rendre inviolable. Mais, dit-il, laissons cela, et suivons notre histoire'. » — Et nous, revenons à saint Louis.

Malgré le délabrement de ses forces, il se montrait toujours aussi impitoyable à l'égard de sa pauvre chair-. Ces pratiques de l'ascète, notées par le confesseur du saint roi pour l'édification des fidèles, ne sont pas, je l'ai dit déjà, ce qui le fera le plus admirer aujourd'hui : mais il ne faut pas oublier que c'était la naïve et forte expression de sa piété, et celte piété, je ne crains pas de le redire, était la

1. Guibert de Nogent, Gesta Dei per Francos, I, iv. Hùt. occid. des croisades, t. IV, p. 132 (en cours de publication).

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