‹ Saint Louis et son tempsChapitre 202 sur 207 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

450 CHAPITRE XXfV. [1270]

par tout le royaume de Franco et que l:i m'accordes une pari spéciale cl plénièrc en tout le bien que tu feras.

« En dernier lieu, cher fils, je te donne toutes les bénédictions que bon père et miséricordieux peut donner à un fils : que la benoîte Trinité et tous les saints te gardent cl te défendent de tout mal, et Dieu le donne sa grâce de faire sa volonté tous les jours, en sorte qu'il soit honoré par loi; et que nous puissions après cette vie mortelle être ensemble avec lui et le louer sans fin. Amen. «

Dès qu'il se vit frappé, il se donna tout à Dieu. Sa tente était devenue une maison de prières. On y célébrait la messe et les offices ordinaires de l'Église. La croix était dressée au pied de son lit; devant ses yeux; et ce n'était pas assez pour lui de la voir : souvent, il la baisait, et bénissant Dieu en toutes choses, il le remerciait de sa maladie. Il avait alors près de lui comme confesseur Geoffroi de Beaulieu, témoin intime de sa vie pieuse et de ses vertus, et à ce titre, un de ses principaux historiens. Il usa plusieurs fois de son ministère dans le cours de celte maladie et reçut la communion. Un jour qu'on lui apportait la sainte hostie, il se jeta hors de son lit tout faible qu'il était, se prosterna et voulut la recevoir à genoux. On dut le reporter sur sa couche'. Quand il reçut l'extrême-onction, il pouvait à peine se faire entendre; mais au mouvement de ses lèvres, dit le confesseur de la reine Marguerite, on voyait qu'il s'unissait aux prières de la cérémonie. Geoffroi de Beaulieu dit qu'il répondait aux psaumes et que dans la litanie il prononçait lui-même le nom des saints, invoquant leurs sufTragos ^ A la fin il fut quatre jours sans parler: mais il avait toujours Tesprit

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