Ibid., p. 626, § 83, et plusieurs autres cas pareils
2. « Omnes vero vavassores episcopi qui tenent libère quinquaginta acras terrae vel sexaginta aut eo amplius debent servicium domino Normanniœ in exercitibus suis submonitis nomine piœlii, ciim equis et planis armis, videlicet, lanceis, scutis et censibus. » {Jlist. de f r., t. XXIII, p. 701, §446.
3. Voyez la pièce intitulée VOustiUement au riUain, publiée par M. Francisque Michel (Paris 18331.
avait aussi exceplion pour ceux qui^ ayant le moyen d'aller à la guerre, faisaient agréer du seigneur soit un homme à leur place, soit une somme d'argent équivalente à leur service; et les seigneurs, en beaucoup de cas, favorisèrent la conversion du service personnel en argent. Il y avait d'ailleurs pour le roturier d'autres services que l'ost, au point de vue de la défense : il y avait le guet,'comme pour le noblela garde; il y avait de plus la réparation du château. Les châteaux, qui en plus d'une circonstance avaient été un repaire de brigands, à tel point que plusieurs fois les rois ou les grands feudataires ordonnèrent de les démolir ou interdirent de les fortifier sans une autorisation expresse, les châteaux, à l'époque des incursions des Normands, et depuis au milieu des guerres des seigneurs, avaient été et se trouvaient encore des asiles pour les populations du voisinage. Plus d'un villao-e se forma comme à leur ombre.
Il était naturel que les gens du pays eussent pour devoir de les défendre ou de les réparer'.
Le service féodal obligeait donc, sauf les exceptions indiquées, tous ceux qui tenaient ou habitaient le fief. L'Église elle-même, étant entrée dans la féodalité, en partageait les droits et les devoirs. Les prélats, les abbés, qui avaient des vassaux et des sujets, exigeaient d'eux les mêmes services, et les remplissaient à leur tour envers leur suzerain, sinon par eux mêmes (quelques-uns le firent avec un entrain plus conforme à leur naissance qu'à leur dignité,) au moins par d'autres en leur nom. Dans le catalogue de Philippe Auguste déjà cité, l'évêque d'Avranches doit cinq chevaliers pour les domaines de