Boutaric, l. L, p. 130 et
son évôché, et cinq pour l'honneur (le fiefj de saint Philibert. L'évêque de Coutances a treize chevaliers à son service, cinq au service du roi; l'évêque de Baveux, cent vingt à son service, vingt à celui du roi; révoque de Lisieux trente et un tiers pour lui, vingt pour le roi*. En 1224, plusieurs de ces évèques les évoques de Coutances, d'Avranches et de Lisieux, avaient mis en question le service personnel qu'on leur demandait. Convoqués à Tarmée de Louis VIII, ils se rendirent à Tours, mais en repartirent sous cette clause : que si le roi trouvait par enquête que ni eux, ni les autres évoques de Non landie ne lui devaient l'ost en propres personnes, ils en seraient quittes personnellement; et s'il trouvait qu'ils le lui devaient, ils le feraient avec amende {emvnda) pour n'avoir pas assisté de leur personne à cette armée du roi*. C'est pour commander en leur nom leurs hommes d'armes, que plusieurs abbayes instituèrent des avoués ou vidâmes, sorte de feudataires établis pour les défendre, et qui finirent souvent par les dépouiller. Les obligations militaires des évêchés et des abbayes furent généralement remplacées par des contributions en hommes et en argent. Mais plusieurs gardèrent la trace du service personnel. L'abbé de Saint-Denis eut, jusqu'au milieu du règne de saint Louis, un chambellan obligé de lui fournir un cheval et un équipage militaire quand il voulait aller en