Ibid., p. 773 g
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pour la lieire paii de deux chevaliers cl deni} , pour raison de leur fié de Laigle'. » Deux clievaliers et demi représentent cent jours de service dont le tiers est trente-lrois.
Le service devait se faire généralement, nous l'a- Yons dit, aux frais du combattant; mais il y avait à cet égard des coutumes ou des conventions particulières '. Guillaume Bouleviller, chevalier, déclarait qu'il devait « service par quarante jours aux us et coutumes de la chastellenie d'Estampes'». Quelquesuns, en reconnaissant qu'ils devaient ost et chevauchée, ajoutaient qu'ils ne savaient « à quels dépens », à leurs dépens ou aux dépens du roi*. D'autres affirmaient que c'était aux dépens du roi^ Le comte de lîlois devait pour sa terre de Guise dix chevaliers qui « dévoient avoir leurs gages du roi, en allant et retournant; » et pour sa terre de Champagneux dix autres aux mêmes conditions ^
En iïénéral le feudataire devait servir le roi oii il le menait. Mais quelquefois aussi il ne le devait servir que dans les limites mêmes de la seigneurie , et si le service était requis au dehors, ce n était plus qu'aux dépens du roi. Cela se rencontre particulièrement dans les provinces réunies à la couronne par la mort d'Alfonse peu après la mort de saint Louis \^ Poitou, Auvergne, et comté de Toulouse)'. Le sire de
1. Hist. de France, p. ll'i h.ie prends la version donnée par La Roque, après l'avoir comparée à l'original.
2. De même dans les rôles de Philippe Auguste : ■ Osbertas de Challi 2 milites, unum ad suum custum et alium ad custum domini » (p. 698> «5 432).