‹ Saint Louis et son tempsChapitre 45 sur 207 · Boutaric, Inslit. milit., p · texte numérisé non relu

Boutaric, Inslit. milit., p

avec une solde presque égale, 5 sous parisis (G fr. 35 c); des arbalétriers à cheval, à la même solde; des arbalétriers à pied et des léquillons, autre sorte d'arbalétriers ou d'archers, les premiers à 1 sou (1 fr. 26 c); les seconds à 8 deniers (85 c.) par jour; des sergents à pied à la même solde de 8 deniers, faisant généralement des compagnies de cent hommes, sous le commandement d'un chevalier. Deux chariots portant les bagages étaient attachés à chacune de ces compagnies de cent hommes. Indépendamment de la solde, le compte porte une somme de 1656 1., 7 s., 6 d. tournois, équivalant à 1325 1. 2 s. parisis ^33 564 fr. 68 c.) pour dons; 1400 1. t. faisant 1120 1. p. (27 369 fr. 35 c.) pour fournitures {praeslita), et une autre somme de 147 1., 2 s. parisis (3725 fr. 82 c.) pour chevaux tués : on les remboursait aux chevaliers à raison de 8 à 1 0 1. par cheval de bataille, 4 à 6 1. par palefroi ou cheval de monture, et 2 1. par ronsin ou cheval de service.

La somme totale de ce compte s'élève à 24 000 1. (607914 fr. 72 c.)\ »*

Celui des grands officiers de la couronne qui, depuis la suppression de la charge de sénéchal, avait le commandement des armées du roi, c'était le connétable {cornes slahuli)^ chef naturel des chevaliers. Mais ce pouvoir auquel se rattachaient des prérogatives considérables ne s'exerçait qu'en temps de guerre*. Au-dessous du connétable et en dehors de son autorité en temps de paix, étaient les deux ma-

1. histor. de France, t. XXI, p. 219-226, et Boutaric, Insiit. milit,, p. 246.

2. Voy. Boutaric, Instit. milit., p. 270. Il donne sur les prérogatives du connétable au commencement du quatorzième siècle un extrait du registre Fater. Voy. aussi Anselme, Histoire générale et chronologique de la maison royale de France, etc., t. VI, p. 39.

réchaux insliluûs par Philippe Auguste. Ils étaient à vie et toujours en exercice; aussi recevaient-ils un traitement fixe et des manteaux aux grandes fêtes de l'année'. A côle des deux maréchaux, bien qu'à un moindre rang, était le maître des arbalétriers, établi par saint Louis. Il commandait tout ce qui ne faisait point partie des compagnies de cavalerie : sergents et arbalétriers à pied, et services accessoires : ingénieurs, charpentiers, mineurs, maîtres de l'artillerie, mot qui, dès le treizième siècle comprenait tous les engins de guerre'.

A un degré inférieur étaient les officiers que nous avons trouvés à la môme place dans l'administration générale : les baillis ou sénéchaux et les prévôts. Le roi convoquait les grands feudataires et les prélats par lettres closes et plus généralement par lettres patentes ; les baillis et sénéchaux convoquaient le reste de la noblesse en leur envoyant copie des lettres royaux. C'était aux seigneurs à faire appeler leurs tenanciers ; mais dès le temps de saint Louis les baillis et les sénéchaux se passaient souvent de leur intermédiaire. Les prévôts rassemblaient les hommes qui devaient le service, pour les amener à leur supérieur'; les communes envoyaient directement leur milice sous la conduite du maire. La convocation des hommes qui devaient le service féodal s'appelait le ban; celle des hommes qui étaient appelés dans les levées générales, l'arrière-ban. Les troupes de

t. Sur les maréchaux, voy. Boutaric, ibid., et Dareste, Hist- île l'admin. en France, t. II, p. 288 et suiv. M. Dareste y parle de leur juridiction qui s'étendit non-seulement aux délits militaires, mais aux actions personnelles et auf poursuites intentées par les particuliers contre les hommes d'armes, aux questions de ban, arrière-ban, etc.

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