‹ Saint Louis et son tempsChapitre 44 sur 207 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

part à toutes les expéditions militaires'; c'était bien (lès lors l'exercice du droit du roi sur l'universalité de ses sujets.

L'usage de la solde donnée à ceux qui devaient le service, pour les retenir au delà du terme légal, devait introduire dans les armées du roi des hommes qui ne servaient absolument que pour de l'argent. Les mercenaires dont nous avons signalé la présence jusque dans les troupes des seigneurs, et qui avaient été déjà un si redoutable fléau dès le dixième siècle, les mercenaires auxquels Louis VII et Frédéric Barberousse, dans l'entrevue deVaucouleurs (1 1G5), avaient promis de renoncer^, reparurent dans les guerres du roi d'Angleterre et de ses fils, et même dans celle de Philippe Auguste contre Jean, quand il s'agit de lui appliquer la sentence de la cour des pairs, en lui enlevant ses provinces. Un de ces chefs de routiers, Cadoc, aida beaucoup à la conquête de la Normandie. Blanche de Castille s'en servit de même pour résister, pendant la minorité de saint Louis, aux attaques des barons. Mais ce n'étaient plus ces routiers qui avaient fait l'effroi des populations dans les deux ou trois siècles précédents ; c'étaient des troupes régulièrement tenues : la preuve en est dans un compte de 1231, pour une expédition contre le comte de Bretagne.

On y trouve des chevaliers à la solde de G sous parisis 7 fr. 60 c.) par jour; des sergents à cheval (sans doute des nobles qui n'étaient pas chevaliers),

1. Ibid., p. 209. Voy. des semonces faites en 1253. Laon a fourni 300 sergents; Bruyères, ICO; Soissons, 300; Saint-Quentin, 300; Péronnc, 300; Montdidier, 300; Corbie. 400; Amiens, 300; Compiègne, 300 ; loyes. 300; Athies, 100; Capies, 100; Bray (sur Somme? ), 100 (Ilistor.de France, t. X'XIII, p. 731, et Boutaric, l. l')

Page 1