‹ Saint-Malo historiqueChapitre 59 sur 123 · LA CITÉ · texte numérisé non relu

LA CITÉ

position a perdu, en partie, sa valeur. De dix autres endroits, un ennemi, maître de la campagne, pourrait foudroyer Saint-Malo. La Cité, néanmoins, n'a pas été déclassée.

Son bastion Nord-Est porte uhe batterie d'exercice où les artilleurs du lo"" bataillon font leurs classes; sur son bastion Nord-Ouest, le génie* a monté des canons à tir rapide pour arrêter les torpilleurs qui réussiraient à tourner Césembre.

LA VARDE

La pointe de La Varde ou de La Garde ferme, à TEst, la baie de Saint- Malo.

Tout navire entrant par les Conchées doit nécessairement passer sous Césembre et sous La Varde, à moyenne portée de canon.

En conséquence, le Comité de défense des côtes décida récemment l'établissement de batteries efficaces sur la pointe de La Varde. Et ce qui vaut mieux, les travaux ont été exécutés (1898-1899).

Ces batteries neuves de La Varde appartiennent à la fortification semi-permanente, c'est-à-dire que les épaulements sont construits, les terrains réglés, les plate- formes posées, les chemins ^d'accès ouverts, mais que les pièces ne s'y trouvent pas à demeure, l'ouvrage n'étant pas clos. En. une heure au plus, quatorze canons de 95 à tir rapide, montés sur aflfut de campagne, seraient amenés, repérés et en action.

Non loin et un peu en arrière des batteries, le vieux fort de UArbouléy rebâti, vers 1748, sous le nom de fort La Varde, sert de parc à l'artillerie, de magasins, de caserne et de réduit.

Page 1