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Sis au placitre Saint-Aaron, près les Fours du Chapitre

Aaron, puis le vendirent aux Bénédictins français de Saint-Maur et se retirèrent à Paris (1669).

Les Bénédictins français reçurent de lafges aumônes. Dans la seule chapelle, dont ils firent « la perle de la congrégation », ils dépensèrent plus de 200,000 livres. On y accourait en foule admirer le grand autel, tout en marbre blanc, contempler les trois belles statues de la Foi, de saint Benoît et de saint Maur, œuvres de Tltalien Schiafino^, entendre les orgues et les chants. Le peuple aimait beaucoup les nouveaux moines qu'il avait, dans son ignorance, baptisés les « Capucins de Saint-Malo ».

Voilà pourquoi la vieille rue des Champs- Vauvert, qui montait au couvent, prit lé nom de rue Saint- Benoît.

Hélas, aux jours dorés, succédèrent les jours noirs. Quoique très riche, ou parce que très riche, la communauté ne se recrutait plus. Il y restait trois Pères, lorsqu'en avril 1790, la Révolution la supprima.

Les immeubles « nationalisés » furent morcelés et vendus ; la chapelle et le cloître, transformés en greniers (1797). L'entrepôt des tabacs en feuilles occupa ensuite ces derniers bâtiments, demeurés propriété de l'État (1812). Il les occupe encore. Bien que modi-

1. Ces trois statues et les colonnes de marbre de Tautel ornent maintenant le grand autel de la Cathédrale.

COUVENT ET CHAPELLE SAINT-BENOIT. l6î

fiés et défigurés, on retouve facilement leur destination première. La chapelle est particulièrement reconnaissable à ses arcs-boutants et à ses pinacles ^

1. Les vastes magasins à quatre étages, qui s'élèvent à Pangle des rues Saint- Benoît et Danycan, sont de construction moderne (1833). Sur leur emplacement et dans leur voisinage, existaient autrefois partie des cimetières paroissiaux, la Prison du Chapitre ou des Cimetières et les Fours du Chapitre.

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