SAINT-SAUVEUR
Officiellement chapelle de l'Hôtel- Dieu, Saint - Sauveur est aussi chapelle de secours pour le quartier voisin, le quartier de Dinan.
Érigée en même temps que le nouvel Hôtel-Dieu (1607), la première chapelle Saint-Sauveur suivait une direction perpendiculaire à celle que, plus tard, suivit la seconde, c'est-à-dire que sa côtale Nord longeait la rue et que sa grande porte donnait sur la cour de l'hôpital. Cette chapelle était vaste et très ornée. Le chœur contenait trois autels; celui du milieu, dédié à Monseigneur. Saint-Sauveur du Monde. Il existait six chapelles latérales : trois du côté de TÉpître, trois du côté de rÉvangile. Un nombreux clergé desservait Saint-Sauveur ; Tautel de Tous les Saints ne fut accordé qu'à la condition que cinq messes y seraient célébrées chaque jour.
Par malheur, l'architecte Thomas Poussin n'avait pas solidement construit son œuvre. Dès 1714, elle menaçait ruine, et l'on se voyait obligé d'abattre le clocher. Vingt ans plus tard, sur le rapport de Garangeau, la chapelle était interdite et sa reconstruction décidée (1736).
Garangeau dressa les plans du nouvel édifice. La
IQo LA VILLE ECCLESL^STIQUE.
première pierre fut posée en 1738, la bénédiction eut lieu le 19 octobre 1743.
La chapelle actuelle possède une entrée sur la cour de THôtel-Dieu. Mais son grand portail et deux petites portes de côté ouvrent sur la rue Saint-Sauveur. Elle mesure 101 pieds de long et 34 pieds de large. Le chœur est pavé de marbre. Il renferme un seul autel et vingt stalles. Comme autrefois, les chapelles latérales sont au nombre de six. Deux tribunes intérieures s'élèvent au-dessus du portail.
Fermée le 26 mai 1792, convertie en magasin à fourrage, puis en prison provisoire (1795), la chapelle Saint-Sauveur fut définitivement rendue au culte le ,-) avril 1801. Elle est desservie par l'aumônier de l'Hôtel-Dieu.
Depuis 180^^, deux cloches, une grosse et une petite, Marie-Thérèse et Marguerite-Françoise, ont remplacé les cloches fondues pendant la Révolution.
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