‹ Saint Martin et son monastère de LigugéChapitre 115 sur 153 · Tillemont. Hist. ecclés., VI, 466, etc · texte numérisé non relu

Tillemont. Hist. ecclés., VI, 466, etc

Ce fait, constaté par des témoignages irrécusables, renverse l'opinion de Baronius et de Gervaise , et rend inadmissible le récit de Sulpice, du moins en ce qui concerne les circonstances du temps et du lieu. Cette conclusion est facile à saisir.

Nous avons prouvé plus haut que Julien TApostat n'a pas pu, avant le mois de septembre 356, se trouver à Worms, où, selon Sulpice Sévère, saint Martin obtint son congé et d'où il partit pour venir à Poitiers auprès de saint Hilaire. Or nous venons de voir qu'à cette date saint Hilaire était parti pour l'exil. Il est donc absolument impossible que saint Martin soit venu alors le trouver à Poitiers.

Mais, lors même que, contre toutes les données de l'histoire, on admettrait que saint Hilaire ne lût pas encore arraché à son Église au mois de septembre ou d'octobre, il est du moins impossible de reculer son départ plus tard que la fin de la même année 356. Or , je le demande, même dans cette supposition, peut-on placer entre les mois d'octobre et de décembre tous les faits et gestes que saint Martin, d'après Sulpice-Sévère, aurait accomplis pendant ce laps de temps ? « Ayant quitté la milice, dit cet écrit vain *, saint Martin se rendit auprès de saint « Hilaire, évêque de Poitiers, dont la foi et la doc- « trine étaient déjà célèbres, et il demeura pendant « un certain temps auprès de lui. Or saint Hilaire t «{sans doute émerveillé de son éminente vertu)

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