BoUand. Act SS. ad diem XVII mnrtii uo
manquer de vénérer, en passant, le sanctuaire de Ligugé, lorsque, averti par un Ange près du tombeau de saint Saturnin de Toulouse, il partit pour aller répandre ses ferventes prières dans les basiliques de saint Hilaire de Poitiers et de saint Martin de Tours vers le milieu du vi« siècle * ? Et lorsque saint Fortunat de Poitiers, après avoir raconté comment saint Germain de Paris se rendant à Saiut-Hilaire de Poitiers guérit à Scorbé-Clairvault^ dans le Châtelleraudais, une femme paralytique et muette, nous montre un peu plus loin le même pontife sortant de la basilique de Saint-Merlin pour se diriger vers un village appelé Severiacum (Civray) *, ne serait-il pas permis d'interpréter cette basilique de Saint- Martin par le monastère de Ligugé ?
Qui oserait nier encore que sainte Radegonde, si dévote à saint Hilaire et à saint Martin, qu'elle appelait ses pères et ses patrons, soit venue plus d'une fois vénérer ce dernier pontife dans le sanctuaire tout parfumé de ses vertus monastiques?
Et saint Yrieix f^r^rfît*«^,que le Poitevin appelle Héray, Tami de sainte Radegonde , le père de tant de moines imitateurs de ses vertus, et le dévot enthousiaste de saint Martin, lui qui , chaque année, quittait sa solitude du Limousin pour aller chanter, à Tours, en passant par Poitiers, les louanges du saint pontife, a-t-il pu dédaigner , sur son chemin , ce 'monastère de Ligugé. où ce grand maître de la vie religieuse en avait posé les solides fondements? Nous ne chercherons pas ici à revendiquer pour