‹ Saint Martin et son monastère de LigugéChapitre 52 sur 153 · Cf. ci-dessus, pag · texte numérisé non relu

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Quant au vénérable pèlerin qui nous a fourni ce trésor d'histoire locale , il ne tarda pas à retourner dans son monastère de Gembloux , doù il fut tiré , trois ans après , pour être élevé sur le siège abbatial deFlorenne, dans le diocèse de Liège, puis sur celui ^e son propre monastère de Gembloux,vers Tan 119^. Mais ce dernier hommage rendu à sa vertu ne lui causa que du chagrin. Il ne put obtepir la confirmation de l'évêque de Liège, qui exigeait une somme d'argent pour prix de cette approbation. Guibert, repoussant avec horreur ce pacte simoniaque, défendit à ses moines , sous peine d'excommunication, d'y prêter les mains. Mais le désir qu'ils avaient de le voir à leur tête lit oublier aux religieux, de Gembloux les menaces de leur supérieur. Ils payèrent, à son insu, la somme exigée par le prélat, qui donna immédiatement le consentement canonique. L'abbé , ayant appris cette fraude scandaleuse , ne voulut pas exercer ses fonctions avant d'avoir obtenu du Saint-Siège un conseil sur la conduite qu'il avait à tenir. Le pape Innocent III lui répondit par une décrètale insérée dans le corps du droit *, par laquelle il le consolait et le déclarait à l'abri de toutes peines infligées à cette sorte de crime. Malgré cette décision favorable , le pieux abbé ne put consentir à demeurer à la tête d'une communauté disposée à de pareilles faiblesses. Se souvenant de saint Bernard, qu'il avait vu jadis dans son abbaye de Gembloux, il se réfugia dans le monastère cistercien de Villiers , du même diocèse de Liège; puis il revint en France consoler ses douleurs près

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