CHAPITRE XVIU
SIMON DE BEAULIEU , ARCHEVÊQUE DE BOURGES. — LE DROIT DE JUSTICE A LIGUGÉ. — BERTRAND DE GOT (plus tard CLÉMENT v) DANS LE MONASTÈRE DE
Le mercredi 15 novembre 1284 *, il y avait, dès le matin, grand émoi dans le bourg de Ligugé. La cloche du monastère se mettaient en branle à grandes volées ; le prieur, probablement Jean Baritaud , et ses moines se dirigeaient vers la route de Vivône, avec la croix de procession et l'eau bénite, et attendaient avec respect le visiteur qui leur avait été annoncé. Le sous-doven de Saint-Hilaire-le- Grand , Ramnulfe Chareau (Charelli) , arrivait peu de temps après , et se joignait au cortège réuni des clercs et des religieux.
Bientôt, au premier détour du chemin , on vit apparaître une nombreuse cavalcade. On distinguait, dans le groupe, deux Frères Mineurs; Tofficial de rÉglise de Bourges, avec son clerc ; Tabbé de Sainl- Astère de Périgueux , et le sieur Gui de Noailles, chevecier dé l'Église cathédrale de Poitiers et chanoine de Limoges, envoyé par le vénérable évêque Gautier de Bruges, alors occupé, à l'extrémité du
1. Baluze, Misceltaiwa^ I, 277 ; MabiUon, Vetera Analecta, p. 370 in-fol.
Bas-Poitou, à faire sa visite pastorald , nous dirons ailleurs dans quelle intention. Enfin tous les yeux se portèrent sur un vieillard qui, à la suite de beaucoup d'autres clercs et laïcs , fermait la marche du cortège; c'était Tillustre Simon de Beaulieu, archevêque de Bourges et Primat d'Aquitaine.
Ce n'est pas le lieu de raconter les longs débats ' qui, depuis plus d'un siècle^ existaient entre les archevêques de Bourges et de Bordeaux, relativement à la juridiction primatiale, et qui devaient être terminés, en faveur de Bordeaux, par Bertrand de Got, devenu le pape Clément V, quelques années après l'époque où nous sommes arrivés.
En attendant cette décision suprême , appuyé sur l'antique possession de son droit, plusieurs fois sanctionné par le Saint-Siège, voulant d'ailleurs profiter de la vacance du siège de Bordeaux, Simon de Beaulieu avait entrepris la visite de toute l'Aquitaine. Après avoir parcouru les divers diocèses soumis à sa juridiction métropolitaine, il était entré, le dimanche 24 septembre 1284, sur le territoire du diocèse de Poitiers, avait été reçu à la frontière, dans l'abbaye de Sainte-Croix d'Angle, par le chevecier de la cathédrale, et par l'abbé et les chanoines de l'abbaye, avait visité successivement l'abbaye de Saint-Savin, le prieuré de Mortemer, et les diverses communautés de la ville de Poitiers, où il était resté quatre jours , était descendu par les monastères de Lusignan, de Notre-Dame de Celle et de Saint Séverin,
1. Innocentii III, lib. XV, epist. XLV. Patrol. vol. CCXVI, 576 note. ^ Fleury, Hut. eccUs. liv. Lxxxiv, n. 10 (an 1265) — Altaserra, Rer. Aqtdtan., 1. 1, lib. IV.
dans les diocèses de Saintes, de Bordeaux, de Périgueux et d'Angoulême , d'où il était revenu par Frontenay, Chaumay, la Rochelle et Niort, jusqu'à Vivône, à deux lieues de Ligugé (14 novembre 1284).
Comme on le voit, Téminent prélat avait exercé les droits de sa juridiction primatiale beaucoup plus largement dans le seul diocèse de Poitiers que dans tous les autres ensemble. Outre la vaste étendue du territoire de notre province, plusieurs motifs l'avaient invité à user avec autant de liberté de Thospitalité poitevine. L'évêque de Poitiers, le vénérable Gautier de Bruges , son ami intime, soutenait "hautement son droit primatial contre les prétentions de l'archevêque de Bordeaux. D'ailleurs la dignité d'archidiacre, dont Simon de Beaulieu avait jadis été revêtu dans l'Église de Poitiers *, le faisait considérer comme un membre du clergé diocésain. De là ces manifestations de chaude sympathie qui marquèrent chacune de ses étapes.
La veille du jour où il honora de sa présence notre monastère de Ligugé , il avait été accompagné jusqu'au prieuré de Saint-Georges de Vivône par l'abbé de Saint-Maixent et le prieur de Pamprou. Après avoir entendu la messe de trèé-grand matin (summo mane) dans l'église de Saint-Georges, il en était parti , comme nous l'avons rapporté , et une
1. Les auteurs du Gallia Christiania semblent jeter un doute sur ce fait ; mais il est confirmé par une charte encore conservée aux Archives de la Vienne. C'est une sentence arbitrale rendue par Siman de Beaulieu, archidiacre de Poitiers, sur les démêlés existant entre Guillaume Chenin, chevalier, et les religieuses de l'abbaye de la Trinité de Poitiers. Elle est datée du 23 novembre 1268.
ou deux heures après, il se présentait en ami et en pèlerin devant les enfants de saint Martin.
Le pieux archevêque revit avec bonheur le sanctuaire vénéré qu'il avait sans doute visité plus d'une fois pendantqu il était archidiacre de Poitiers. Le lendemain matin, après une messe célébrée au point du jour, il se rendit à Saint-Benoît de (Juinçay , d'oii il se dirigea, par Nouaillé, Lussac et Montmorillon, vers son diocèse de Bourges *.
Ainsi se termina la dernière visite primatiale des archevêques de Bourges dans la province ecclésiastique de Bordeaux. Nous l'avons dit, elle mérite dans l'histoire ecclésiastique de l'Aquitaine une place importante : car elle acheva d'exaspérer les archevêques de cette dernière ville, déjà fort impatients du joug qui pesait sur leur juridiction métropolitaine. Aussi, à peine Bertrand de Got fut-il assis sur la chaire de saint Pierre, qu'il anéantit, par une Bulle définitive, tous les anciens droits de la primatie de Bourges sur Bordeaux et ses suffi agants.
Nous avons vu plus haut le droit de haute et basse justice concédé , ou plutôt confirmé au prieuré de Ligugé par Alphonse, comte de Poitou et frère de saint Louis. Une charte du commencement du xive siècle nous montre en action cet important privilège. Malgré son peu de valeur apparente, cette charte n'est pas sans intérêt pour l'histoire. Elle nous apprend , avec beaucoup d'autres de cette époque, comment, à la tin du xm® siècle, s'exerçait,
l. Signalons encore auxiii" siècle un échange fait le 11 novembre, fête de la Saint-Martin d'hiver, de Tan 1297, entre Aimeri, chanoine de Saint- Hilaire, et Hugues Bruneau, de la paroiiise de Ligugé {Archiv. de la Vienne).
de la part des hauts justiciers ecclésiastiques, le droit de répression, Tun des plus sacrés du pouvoir social, mais Tun des plus contestés à TÉglise catholique.
Créée par Dieu lui-même société parfaite, reine souveraine et indépendante, FEglise a vécu, pendant trois cents ans, de sa vie propre, avec toutes les attributions du pouvoir divin et humain sur les sujets qui se soumettaient à ses lois. Il est vrai que le jour oii Constantin se déclara chrétien, elle s'empressa de déposer entre ses mains, comme c'était son devoir , une partie de cette puissance souveraine dont elle n'avait usé jusqu'alors que par nécessité. Mais lorsque Tempire romain eut été renversé , elle ne fit pas difficulté , dans Tii^érét de la civilisation chrétienne, de reprendre une large part dans le gouvernement de la société dévoyée. Son autorité, reconnue mais souvent violentée sous les Mérovingiens et les Carlovingiens ., fut anéantie par la féodalité triomphante , à Tavénement de la dynastie capétienne. Toutefois, cette oppression subie par la protectrice des faibles ne pouvait durer longtemps. Grâce à l'immense influence des écoles monastiques de l'Ordre de Cluny, FÉglise put revendiquer de nouveau ses antiques privilèges, au grand applaudissement des peuples ; mais l'opposition qu'elle rencontra, surtout en Allemagne et en Angleterre, fut aussi persévérante que formidable, jusqu'au jour où le long cri d'horreur que poussèrent les peuples à la nouvelle du martyre de saint Thomas de Cantorbéry, fit trembler les potentats sur leurs trônes '.
1. Une antienne composée en Poitou an zin^ siècle et chantée dans réglise cathédrale de Poitiers exprime d'une manière
Il y eut une trêve d*un dèmi-siècle , pendant laquelle le pouvoir ecclésiastique prit la plus grande extension.
Les peuples s'empressèrent d'en profiter pour abriter leurs intérêts à Tombre de sa juridiction paternelle ; mais les grands feudataires, voyant avec dépit leurs sujets déserter leurs domaines, commencèrent, comme nous l'avons raconté plus haut , à réclamer contre ce qu'ils appelaient les usurpations du clergé, puis ils usèrent de violence. Saint Louis et son frère Alphonse, comte de Poitou, sans cesse harcelés par ces réclamations féodales , s'efforcèrent de tenir la balance égale entre les deux partis.
Leurs successeurs furent loin d'imiter leur modération. Philippe le Bel surtout se fit une loi d^attaquer par tous les moyens , par la duplicité et par la violence, par lui-même etpar ses agents, secrètement et à ciel ouvert, cette puiss^ce rivale qui gênait sa politique et dont il convoitait les richesses. Il rencontra dans le saint évêque de Poitiers, Gautier de Bruges, un adversaire aussi courageux qu'inflexible. Soutenu d'abord par tous ses collègues , aussi bien que par le Pape, le vénérable prélat 'ise vit peu à peu abandonné par les évêques et livré à la vengeance
énergique ce cri de l'opinion publique : « O martyr pretiosC) <r confessor invicte, gemma prœsulum, Anglorum gloria, Picta- « vonim îœtitia , sancte Thoma I Tuere Ecclesiam , pro qua « pretiosum fudisti sanguinem, et pro salute fidelium funde pre- « ces ad Dominum. Alléluia. j> [Manuscrit Bihl. 7Mt.j F. lat, 1033. « précieux martyr, confesseur invincible, la perle des « pontifes, la gloire des Anglais, la joie des Poitevine, ô saint d Thomas ! protège V Église pour laquelle tu as versé ton sang d précieux, et répands tes prières pour le salut des fidèles de- 9. vant le Seigneur. Alléluia. t>
royale. Nous raconterons ailleurs cet épisode de rhistoire ecclésiastique du Poitou, qui jette une vive lumière sur l'origine de la fameuse querelle entre Boniface VIII et Philippe le Bel.
Pendant cette lutte suprême, les agents du pouvoir royal sapaient en détail la juridiction civile exercée par l'Église. Des prévôts, établis dans toutes les localités tant soit peu importantes, se posaient en face de la puissance ecclésiastique , et empiétaient chaque jour sur ses droits acquis *, sûrs de sortir de chaque conflit avec les honneurs du triomphe ou par un compromis avantageux. Les prévôts, que les monastères avaient aussi créés, à l'instar du pouvoir civil, pour exercer la justice en leur nom, ne manquèrent pas d'imiter les officiers royaux dans leurs prétentions; en sorte que les Églises et les monastères se virent peu à peu dépouillés de leurs plus antiques prix^léges , au grand détriment du peuple. Toutefois on était loin encore des théories parlementaires du xvui® siècle.
Ligugé, à la fin du xui^ siècle, avait aussi son prévôt^ chargé d'exercer la justice au nom, ce semble, du prieuré de Saint-Martin. Cet officier se nommait Hugues de Malieaco,, qu'on peut traduire par Hugues de Maillezais. Pour prix de ses services, il avait reçu en fief héréditaire une habitation contenant une prison pour les malfaiteurs, avec le pré au gue\ et une rétribution annuelle, (ju'il percevait principalement sur les amendes et sur les confiscations des biens des condamnés. Son autorité avait été limitée
1. On peut en voir la preuve dans tous les documents contemporains. Pour ce qui concerne le Poitou, cf. Dom Font, m, 519. 628. etc.
d'abord à la seule paroisse de Ligugé; mais il voulut rétendre sur tous les villages environnants, notamment sur Ruffigny, qui ressortissant alors de la juridiction du prieuré, au temporel comme au spirituel.
Il s'attribuait; de plus, le droit de garder son pré au gite\ de pêcher à la truylle (sic) dans la partie du Clain réservée au prieur ; de prélever le tiers des taxes forcées adjugées en la cour du prieur de Ligugé, alors même que celui-ci ne les exigeait point ; de percevoir deux sous et cinq deniers de gage pour chacun des mandements, revendications et saisies, outre deux sèches qu'il prétendait lui être dues par le prieur , chaque année , le dimanche des Rameaux.
Ces réclamations et d'autres empiétements semblables forcèrent enfin le prieur du monastère de Saint-Martin à sortir de sa réserve habituelle. Après de longues discussions, l'affaire fut portée devant la cour de l'abbé de Maillezais , nommé Pierre. Il se trouvait alors à Ligugé , et il régla le débat par un compromis.
€ Le prévôt et ses successeurs, y est-il dit, pourra f lever les taxes susdites, quand il le jugera expéf ^ient; il exercera son office dans le bourg de « Ligugé et au delà jusquau Poirés limite de notre « juridiction; mais il ne prétendra rien sur les « autres villages, notamment sur la prévôté de Ruffi- « gny, ni sur tout le reste du domaine du prieuré.
€ Néanmoins, s'il rencontre dans ledit domaine « quelques malfaiteurs, il s'engage, sur la foi du serf ment, à les arrêter, les saisir, les incarcérer même, < si la qualité du délit l'exige. Quant à ses gages sur « les revendications, les exécutions et autres choses
c semblables , ils seront réglés sur le tarif de la € prévôté de Poitiers. Il percevra le tiers des charges c imposées par la cour du Prieur, mais uniquement c de celles qui seront pénales; le reste sera perçu « par le prieur, s'il le veut, ou par le sénéchal , si le « prieur le trouve bon , et le prévôt n'aura rien à « réclamer. Pour ce qui concerne les brigands, les c voleurs, les assassins et autres criminels qui doi- « vent être mis aux fers, le prévôt leur fournira les c choses nécessaires à la vie, et à ses frais, selon la « convenance. Et si le crime est de ceux qui entraî- (( nent, d'après le droit ou la coutume, la confiscation « des biens meubles, le même prévôt et ses succes- « seurs, conjointement avec le prieur, recevront le « tiers de ces biens , se chargeront d'exécuter , au c besoin à leurs dépens , la sentence de mutilation c ou de bannissement, s'il y a lieu. La garde de ces ce criminels sera confiée à la responsabilité du c prévôt, qui les tiendra dans le cachot de sa maia son, en sorte que si, par sa négligence ou sa nonce chalance, quelqu'un de ces captifs venait à s'éva- « der, il serait tenu à nous restituer les dommages tt qui pourraient être la conséquence de cette « évasion. »
Le prévôt renonce à toutes ses autres réclamations. L'abbé de Maillezais appose ensuite son sceau sur cet acte *, qui est daté du samedi après les Cendres (23 févHer) de l'an 1303 (n. s.).
On voit que le prévôt de Ligugé gagna son procès sur tous les points importants du débat : ce qui vient
* 1. L'original est encore traversé par une bande de parchemin, à Textrémité de laquelle était jadis appendn le sceau de l'abbé. (^Archir. de la ll/mne, D. .S. Ligngé.)
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à l'appui des considérations générales que nous émettions tout à Theure. La politique de Philippe le Bel triomphait partout.
Pendant que ces débats vulgaires se terminaient à Ligugé, un démêlé, soulevé depuis deux ans entre l'archevêque de Bordeaux, et le vénérable évéque de Poitiers, prenait un caractère d'une gravité de jour en jour plus menaçante. Nous avons dit plus haut que la visite de Simon de Beaulieu, archevêque de Bourges, dans les églises de la province ecclésiastique de Bordeaux , notamment dans celle de Ligugé, en qualité de Primat des Aquitaines, avait soulevé de violentes protestations de la part de notre métropolitain. Toutefois , ni Henri de Genève , ni Boson de Salignac ne portèrent plus loin leurs plaintes. Mais lorsque Bertrand de Got eut échangé avec ce dernier son siège de Comminges contre celui de la métropole de la seconde Aquitaine, il ne se borna pas aune lutte défensive; il prit hardiment le rôle d'agresseur , en s'attribuant le titre de Primat d Aquitaine (1300).
Gilles Colonna, qui était alors assis sur le trône primatial de Bourges, chargea notre évêque de Poitiers, Gautier de Bruges, qu'il savait être favorable i sa cause, de lancer un monitoire contre le nouvel archevêque. Gomme nous n'avons pu trouver les pièces de ce procès \ nous ne savons jusqu'oii alla
1. J'ai écrit à ce sujet à M. l'archiviste de Bourges, et il n'a pas jugé à propos de me répondre. Aux Archives tft à la Bibliothèque nationales de Paris, il n'y a rien sur cette question importante. Des recherches faites à Bordeaux ont été égaleraient infructueuses. Et cependant les pièces existaient au ^n« siècle, puisque les auteurs du OaUia Christia^a en parlent [Gall. Curht. II, 1187 D-E).
révoque de Poitiers dans cette procédure contre suii propre métropolitain, et s'il osa le frapper d'excommunication, comme l'en avait chargé l'archevêque de Bourges. Mais ce que nous savons , c'est que son dévouement à la cause, juste d'ailleurs, de ce dernier lui coûta cher. Bertrand de Got lança contre lui une sentence d'excommunication ; et comme il était soutenu par le roi Philippe le Bel, avec lequel Gautier de Bruges avait eu plus d'un litige, le pieux évêque fut obligé de céder à l'orage et de se retirer dans le couvent des Frères Mineurs de Saint-Maixent , d'où il interjeta appel au Souverain Pontife *. Dans cet acte d'appel, il priait le Pape de recevoir sa démission ou de lui envoyer une prompte absolution. Mais Benoît XI, à qui il s'adressa, fut subitement ravi par la mort à l'amour et à l'admiration des fidèles (6 juillet 1304), en sorte que Gautier de Bruges demeura dans l'incertitude sur son avenir. Il eut cependant assez de courage pour réunir un dernier synode diocésain dans la ville de Ruffec (1304) *. Ce synode avait, sans aucun doute, pour but de protester contre les actes d'autorité auxquels pourrait se livrer contre Gautier de Bruges l'archevêque de Bordeaux. En effet, celui-ci. profitant de la vacance du Saint-Siège , avait commencé, le 17 mai précédent, sa visite métropolitaine dans sa province ecclésiastique , sous prétexte de corriger les abus qui s'y étaient glissés contre les canons , mais en réalité dans le dessein de réduire à l'obéissance l'évêque de Poitiers, toujours persistant