Et non Bretonneau. Mhn. Soc. Antiq. de VO , 1864, p
Quant à Gaspard Le Franc, il ne perdit rien en cette affaire : car Henri IV aimait à n'être pas in^at. Le prieuré de Ligugé, avec les titres d'aumônier et de conseiller du roi, furent-ils le gage de cette reconnaissance du souverain ? Tout nous porte à le croire. Car si , d'une part , nous voyons notre charoine agir comme prieur commendataire dans les actes relatifs à l'administration du monastère de Saint-Martin , dès Tannée 1898 , nous voyons cependant, d'autre part, qu'il n'obtint ses Bulles du Pape que le i^^ janvier 1608 , par la résignation de vénérable messire Claude du Faur^ dernier prieur commendataire et paisible possesseur du prieuré conventuel de Saint-Martin de Ligugé *. Mensonge officiel évident, mais qui n'en prouve pas moins, et que Claude du Four était seul reconnu en cour de Rome , et que Gaspard Le Franc , jusqu'à cette date: ne possédait notre prieuré qu'en vertu d'un brevet royal, et par un abus, hélas ! trop général à cette époque si funeste pour l'Église.
Une fois muni de ses Bulles pontificales,fulminées à Poitiers par Tofficial du diocèse, Jean Moreau, bachelier en théologie et licencié en l'un et l'autre droit,Gaspard Le Franc prit officiellement possession de notre prieuré le 26 février suivant, par l'intermédiaire de son ami, Pierre Le Sueur, ce même chanoine prébende en r Église de Monsieur Saint-HUairele-Grand de Poitiers, que nous avons vu présider à l'enquête juridique sur l'état matériel du monastère, en 1898.
« Vénérable Messire Pierre Sueur, est-il dit dans t l'acte notarié, fondé de procuration spécialle .