‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inédits (volume 2)Chapitre 126 sur 266 · LE CERTIFICAT · texte numérisé non relu

LE CERTIFICAT

très-près le plus gai des sophismes* La voici textueUe<* ment^ :

Au citoyen Caîmelet /Ite, procureur de la commune, à Amboise,

département d'Indre-^t^Loire,

A Petit-Bourg, près Ris, à Ris, département de Seioe-et-Oise.

Le 22 leptembre 1793.

Quoique je ne me croye suspect sous aucun rapport politique, cependant, citoyen, depuis le décret dernier sur les gens suspects je pense qu'il est prudent à moi de prendre les précautions qui sont en mon pouvoir.

Vous connoissez mes sentiments patriotiques^ mais tous connoissez aussi mes œuvres civiques, et quoique j'aimasse mieui les taire que de les publier, je crois que le moment est venu de les avouer. En conséquence^ je vous rends la parole que je vous avois demandée , et je viens vous prier de demander en mon nom à la commune l'attestation de cette contribution volontaire de 1250 H dont elle ne connaît pas l'auteur; et en outre l'attestation de deux autres dons antérieurs pour lesquels je suis porté sur ses registres^ sçavoir pour les 200 tt que j'ai données le 16 septefpbre 4792, et pour deux autres cent livres que j'ay données dans le courant de l'hiver : pour que je puisse m'en rappeler la date.

Je vous serai infiniment obligé de m'envoyer au plus tost l'attestation de ces trois articles revêtue de toutes les signatures et formalités requises. Cette pièce peut me servir en cas de besoin.

Je ne sçais s'il seroit à propos de demander un certificat de

1. Je dois nne copie de ce document et Fantorisation de le publier à l'heureux possesseur de l'original^ M. Taschereau, administrateur en chef de la Bibliothèque impériale.

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