‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inédits (volume 2)Chapitre 132 sur 266 · LA VIERGE · texte numérisé non relu

LA VIERGE

puisqu'il écrit qu'il a fait lui-même un mariage semblable à celui du généraL

En revanche, le gentilhomme protestant de Berne remporte bien sur le gentilhomme catholique d'Âmboise dans une question de dogme.

Du moins, Tannée précédente il avait professé sur la Vierge Marie une doctrine d'une exaltation que Saintr- Martin avait été obligé de tempérer.

Voici ce débat. Selon l'ancien aipi de Rousseau, Marie n'est pas tout simplement la fille sans tache de sainte Anne ; elle est, de plus, la Sophie céleste qui est substantiellement descendue en elle et s'est uaie à elle* De là sa puissance sur la terre et dans les cieux.

Cela va bien au delà de la foi chrétienne la plus croyante. Et la réponse corrective de Saint-Martin n'est guère plus exacte. Voici ce qu'il répond à son ami.

(c Personne ne peut vous blâmer de considérer la Vierge comme un être très-secourable ; mais elle ne sera jamais médiatrice que pour ceux qui n'auront pas porté leurs regards plus haut.

<( Elle est pure, elle est sainte, eUe a eu sa part à la Sophie^ comme tous les saints et tous les élus. Nous devons nous trouver très-heuréux quand Dieu permet qu'elle nous tienne compagnie et qu'elle vienne s'agenouiller avec nous pour le prier (expression que je tiens d'un prédicateur très-catholique de l'Église romaine, et que j'ai insérée, je crois, quelque part dans le Nouvel homme ou dans Ecce homo) : mais jamais on ne doit la croire indispensable pour personne. Son œuvre est accomplie , puisqu'elle a donné naissance au Sauveur et qu'elle nous a ouvert la source éternelle de la vie.

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