‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inédits (volume 2)Chapitre 197 sur 266 · DESCARTES · texte numérisé non relu

DESCARTES

à la pensée, en appliquant Thomme, comme je Tai fait dans tous mes écrits, à cette espèce de géométrie vive et divine qui embrasse tout, et dont je regarde l'hommeesprit comme étant la véritable algèbre et l'universel instrument analytique. Ce seroit pour moi une satisfaction que je n'oserois pas espérer, quand même je me per* mettrois de la désirer. Mais un semblable rapprochement avec ce célèbre géomètre dans l'emploi de nos facultés, seroit ime conformité de plus à joindre à celles que nous avons déjà, lui et moi, dans un ordre moins important, et parmi lesquelles je n'en citerai qu'une seule, qui est d'avoir reçu le jour l'un et l'autre dans la belle contrée connue sous le nom du jardin de la France, d

Soufflons hardiment sur cette auréole imaginaire. Saint-Martin en a une plus belle : Tauréole éthique, qui éclipse toutes les autres.

Si supérieur que fût ce nouvel écrit du théosophe à ceux qu'il avait publiés jusque-là, le Ministère de r Homme-Esprit eut un grand tort : il parut en temps inopportun comme ouvrage de religion et comme ouvrage de style. Aux deux points de vue, il fut éclipsé par le Génie du Christianisme^ qui plut et déplut à Saint-Martin comme à tant d'autres, s'emparant à la fois de tous les lecteurs et de toutes les feuilles publiques.

L'auteur en prit son pai*ti avec la bonne humeur d'un jeune homme.

« Vers la fin de 1 802 , j'ai publié le Ministère de t Homme-Esprit. Quoique cet ouvrage soit plus clair. que les autres, il est trop loin des idées humaines pour

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