‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inédits (volume 2)Chapitre 35 sur 266 · DE FOURME · texte numérisé non relu

DE FOURME

<c Enfin, après un autre intervalle de peu de jours , notre divin Maître Jésus-Christ m'apparut pour la troisième fois , tout glorieux et triomphant du monde , de Satan et de ses pompes, marchant devant moi avec la bienheureuse Vierge Marie , sa mère , et suivi de différentes personnes.

« Voilà ce que j'ai vu de mes yeux corporels, il y a plus de vingt-cinq ans , et voilà ce que je publie maintenant comme étant véritable et certain. Ce fut immédiatement après que j'eus été favorisé de ces visions ou apparitions de notre divin Maître Jésus-Christ dans ses trois différents états , que Dieu m'accorda la grâce d'écrire, avec une vitesse extraordinaire, le traité dont on vient de lire la première partie. Conséquemment, je l'écrivis plusieurs années avant que l'on sût en France qu'il y avait un Swedenborg dans le monde et avant que l'on y connût l'existence du magnétisme. »

On voit que M. Fournie tenait singulièrement à n'être pas pris pour un imitateur des visionnaires ou des magnétiseurs de son temps.

Il n'est pas, dans tout ce que Saint-Martin a écrit sur l'école martinéziste, de pages plus instructives ni plus nettes que celles-là, et Martinez n'eut pas d'élève moins ardent, plus circonspect que ne le fut M. Fournie, malgré sa docilité et sa soumission. Il prie pour avancer, • mais il ne fait pas un pas de lui-même.

C'est bien dom Martinez en personne qui est son ini- . tiateur et son vrai maître. C'est lui qui le conduit et le fait passer lentement par tous les degrés : instruction ; lumières d'en haut , qui fuient comme des éclairs ;

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