‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inédits (volume 2)Chapitre 36 sur 266 · INSPIRATIONS · texte numérisé non relu

INSPIRATIONS

visions, qui se réalisent ; apparitions graduées, et enfin inspiration.

Dans l'ordre des apparitions, c'est Marlinez lui-même qui , après samort , lui appai'alt le premier.

Ce sont ensuite les parents de l'élève et sa sœur, avec un.être supérieur, tous conduits parle maître.

C'est enfin Jésus-Christ lui-même en ses trois états les plus décisifs.

En matière d'apparitions , on n'est pas plus favorisé que ne le fut le jeune clerc , ni plus discret. Sur cet être supérieur, qui ne fut ni un trépassé , ni le Christ, il ne dit pas un mot.

Le degré sur lequel il donne le plus de détails après celui des apparitions , c'est celui de V inspiration, a II écrivit alors, par la grâce que Dieu lui accorda, la première partie de son traité avec une rapidité extrême. » Cette rapidité est l'eiFet d'un pouvoir supérieur qui, toutefois, ne dicte pas mais suggère ce qu'il faut écrire, et avec une vivacité telle qu'il fait négliger la forme.

Cela s'explique, ce me semble, par le désir de l'auteur de consigner ce qu'il a vu et entendu pendant que sa •mémoire en est encore la pure et ferme dépositsdre. Mais ce qui se comprend moins, c'est qu'il ait, plus tard, fait donner des soins au style et à la tournure de phrase de la première partie de son traité, au lieu de lui laisser sa naturelle rudesse et sa pure originalité. Il parait que la première rédaction en était défectueuse au point d'être inintelligible.

« D'après ce que j'ai annoncé de ma complète igno-» rance des sciences humaines, nous dit l'auteur, on jugera bi^n que le traité, tout imparfait qu'il est encore

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