ENTRETIENS CÉLESTES
avec les héritiers de Tabbé Fournie veuillent bien donner quelques soins à la recherche de son manuscrit. Il doit exister. Cette seconde partie de son livre était évidemment rédigée, puisqu'elle contenait, selon la déclaration de Fauteur, des choses quon ne peut point publier.
Ce qui me fait pencher vers l'opinion que les choses confisquées par l'auteur lui-même n'étaient ni des pratiques , ni des théories, mais bien des récits de visions avec révélations, c'est qu'en ceci l'abbé Fournie, plus sobre que le trop prodigue Swedenborg, reculait devant le détail , si courageux qu'il fût pour le fait général. Voici à ce sujet une de ses remarquables confidences.
<c J'ajoute à ce que j'ai déjà dit concernant la première vision que j'eus de M. de Pasquallys, mon directeur, de mon père et de ma mère , que je ne les ai pas seulement vus une fois, de la manière que j'ai rapportée , ou seulement une semaine, ou un mois, ou un an; mais que depuis ce premier moment je les ai vus pendant des années entières et constamment , allant et venant ensemble avec eux, dans la maison, dehors, la nuit, le jour , seul et en compagnie, ainsi qu'avec un autre être qui n'est pas du genre des hommes , nous parlant tous mutuellement et comme les hommes se parlent entre eux .
« Je ne puis ni ne dois rien rapporter ici de ce qui s'est fait, dit et passé dans mes visions quelconques, depuis le premier moment jusqu'à aujourd'hui. Malheureusement on se moque dans le monde de toutes ces choses ; on en nie la réalité , et on plaisante ou on veut« bien avoir pitié de ceux qui les attestent , comme si c'étaient des fous absolument incurables. Il semblerait