‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inédits (volume 2)Chapitre 42 sur 266 · SWEDENBORG · texte numérisé non relu

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familièrement avec eux. Dieu le permettant ainsi pour qu'il fût à même de nous instruire en écrivant leur histoire physique et morale , pour nous détacher par ce moyen de nos pensées matérielles et terrestres où nous avons indignement ravalé nos esprits et nos affections, et pour nous rappeler ainsi peu à peu aux idées spirituelles seules dignes d'occuper notre être spirituel de vie étemelle.

« Or nous devons avoir d'autant moins de peine à concevoir que Swedenborg a réellement été parmi les esprits bons et mauvais, et qu'il a rapporté ce qu'il a entendu en conversant avec eux , que c'est exactement de la même manière que nous serions entre nous si tout d'un coup Dieu venait à nous décorporiser entièrement. C'est-à-dire qu'étant ainsi décorporisés, nous concevons qu'étant des êtres de vie éternelle nous pourrions continuer à nous voir les uns les autres, et à parler des vérités éternelles et divines comme chacun de nous les regarde, les croit, les voit et en parle actuellement. ))

Jamais Saint-Martin n'eût souscrit à de telles appréciations. Cependant, si difTérentes que fussent les vues des deux disciples les plus distingués de don Martinez, elles se touchaient en certains points. C'était de part et d'autre, dans deux voies parallèles, la même et sérieuse ambition de sortir du sensualisme ou du matérialisme en sortant du terrestre. Seulement le clerc tonsuré venait de plus loin que l'ancien officier.

En effet, pendant les années où les deux aspirants théosophes se rencontraient dans les réunions de dom Martinez, soit à Paris, soit à' Lyon, Fournie n'était pas

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