‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inédits (volume 2)Chapitre 43 sur 266 · CAZOTTE · texte numérisé non relu

CAZOTTE

seulement un sceptique, comme il y en avait tant d'autres, c'était un incrédule, c'est-à-dire tout ce que Saint- Martin, qui n'avait jamais douté, comprenait le moins et détestait le plus. Tandis que son cri de guerre à lui éfait, Il y a un Dieu et j'ai une âme, le cri de combat qui retentissait dans la pensée du prêtre égaré se formulait audacieusement ainsi : a II n'y a pas de Dieu ; il n'y a pas d'autre vie ; il n'y a que moi et néant. » Qu'y avait-il là pour attirer le jeune enthousiaste d'Amboise, avide de répandre l'exubérance de sa foi, impatient de conquérir, dans de nobles âmes, de vives sympathies à la grande cause pour laquelle il venait de quitter son uniforme ?

Saint-Martin n'eut pas non plus de rapports intimes avec un autre membre du groupe parisien de Martinez, Cazotte, qui doit figurer dans l'histoire de la théosophie sous un jour nouveau et plus favorable qu'il n'a fait jusqu'ici.

Le très-digne et très-excellent Cazotte» qu'on prend tantôt pour un bonhomme fort crédule, tantôt pour une sorte de devin ou de prophète, suivant qu'on écoute sur son compte soit les inventions d'un spirituel mystificateur, soit les phrases traditionnelles de quelque recueil d'anecdotes, Cazotte, disons -nous, était un homme fort distingué.

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