CHAPITRE VI
Le grand monde. — Le premier ouvrage : Des erreurs et de la vérité. •— L'école du Nord. — Les martinistes et les marlinézistes. — Derniers rapports de Saint-Martin avec Martinez de Pasqualis. — Les Philalètiif'S et les Grands-Profès. — L'œuvre de Saint-Martin dans le monde. — Ses rapports avec madame la marquise de Lusignan et madame la marécliale de Noailles , les Flavigny , les Monlulé , les Montaigu, etc., etc.
Aux approches de sa trentième année, M. de Saint- Martin se trouva fort bien établi dans le monde. Une figure expressive et de bonnes manières de gentilhomme, empreintes d'une grande distinction et de beaucoup de réserve, le produisaient avec avantage. Sa tenue annonçant à la fois le désir de plaire et celui de donner quelque chose, il fut bientôt très-répandu et recherché partout avec intérêt. Nous ne marquerons que ses liaisons essentielles, mais nous avertissons que, dans cette société si mêlée, si peu sérieuse là même où elle Tétait encore un peu, si mondaine partout ailleurs, le rôle du gentilhomme de modeste maison et de petite fortune fut considérable dès le début. Né du monde et l'aimant, toujours spirituel et gai quand il lui convenait de l'être ;