FÉMININES
plus, celles du soir. 11 l’accompagnait volontiers au spectacle, qu'il aima toujours, quoiqu’il s’en privât souvent pour des plaisirs plus doux à son cœur charitable.
Mais , malgré cette affection si sincère, ce ne fui pas la présence de la princesse qui lit de la ville de Strasbourg lo séjour préféré du théosophe. Qu’on en juge par ses belles confidences sur l’influence qu’elle exerçait snr son esprit, confidences qui s’étendent sur ses principaux attachements , et confidences qui nous feront bien comprendre, je crois, l’amitié si exceptionnelle qu’il voua à la personne qu’une seule fois il nomme en toutes lettres, et qu’il désigne d’ordinaire par les mots, ma B... ou ma chérissime B....
Ces confidences nous feront voir en même temps ce que nous devons penser réellement de toutes ces prédilections féminines qui paraissent jouer un rôle si considérable dans la vie du grave mystique.
« Plusieurs personnes ont été funestes à mon esprit, mais non pas de la môme manière. La première voulait absolument le faire mourir d’inanition ; la seconde, qui était ma tante, voulait ne le nourrir que de vent; la troisième, qui est W..., opérait sur lui comme unétouffoir; la quatrième, qui est madame de La Cr..., lui mettait les fers aux pieds et aux mains ; la cinquième, qui est madame de L..., lui eût été utile si elle n’avait pas voulu le couper en deux ; la sixième, qui est madame de Cosl.. ., le grattait en-dessous et le déracinait; la septième, qui est madame de B... B..., lui mettait un cilice pointu sur tout le corps. »
Cette appréciation, qui est peut-être un peu plus . symbolique et surtout plus épigrammatique qu’il ne