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des personnes parmi lesquelles on devait choisir l’instituteur du jeune dauphin.
Dans un ordre d’idées qui avaient leur entraînement, Saint-Martin se rendit à Paris le plus tôt qu’il put. 11 s’y installa, rue de Tournon, maison de la Fraternité. Peu de jours après il alla monter sa garde au Temple, où végétait encore le jeune prince dont il avait dû devenir le précepteur, privé de sa liberté, de sa famille, de toute instruction, souvent même du nécessaire.
Ses souvenirs entraient assurément pour quelque chose dans le choix du poste où il monta sa garde ; mais le simple et calme dévouement avec lequel il remplit ses devoirs politiques en toute circonstance suflit pour expliquer le fait. 11 mentionne cette faction, qui pouvait lui donner des émotions si vives, avec la même sobriété que ses autres actes patriotiques.
Quel que fût l’âge de Saint-Martin, je ne pense pas qu’on soit jamais entré à l’École normale, ni alors ni depuis, avec un plus grand désir d’apprendre, une plus vive aspiration à l’enseignement, des dispositions meilleures et des points de vue plus élevés. Il s'honore d’tm emploi si nevf dans l'histoire des peuples , d’une carrure d'où peut dépendre le bonheur de tant de f/énérations. La mission le contrarie sous certains rapports, mais il veut apporter son grain de sable au vaste édilice que Dieu prépare aux nations; car ilestencore persuadé, comme Mirabeau dans ses plus beaux jours, que la Révolution française fera le tour du globe.
Saint-Martin voit toujours la Révolution de haut, et abstraction faite des accidents, quels qu’ils soient, il lit dans les grandes destinées de son pays celle de l’hu-