‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inéditsChapitre 165 sur 360 · SI R LA RÉVOLUTION · texte numérisé non relu

SI R LA RÉVOLUTION

la société humaine, ses buts ou ses fins. C’est sans contredit à cette source que M. de Maistre a pris quelquesunes des plus belles idées qu’il a présentées avec tout l’attrait de son style et développées de manière à former une ferme théorie dans ses écrits, soit les Considérations, soit le Principe générateur des constitutions politiques. Et plus ces vues si religieuses adoucissent et modifient heureusement la forme si rigoureuse de la politique de l’Écriture sainte , mieux elles auraient dii préserver Saint-Martin, parlant du clergé et de l’influence qu’il a perdue sur les générations du temps, de quelques-unes de ces duretés qui échappent à sa douleur. Plus tôt et plus tard , beaucoup plus tard , l’histoire pouvait se montrer sévère pour certaines aberrations; mais le moment où le clergé sortait de ses plus cruelles épreuves était mal choisi pour lui dire, « que la Providence saura bien faire naître une religion du cœur de l’homme... qui ne sera plus susceptible d’étre infectée par le trafic du prêtre et par l’haleine de l’imposture, comme celle que nous venons de voir s’éclipser avec les ministres qui l’avaient déshonorée. »

Ne va-t-il pas, lui le fier gentilhomme, prodiguer à ces ministres, dans le jargon du jour, le trope le plus hardi qu’il y trouve et les qualifier d 'accapareurs des subsistances de Pâme?

Au reste, ce n’est pas là le lungage naturel de Saint- Martin, c’est celui de ses mauvaises heures; et en parlant de ses notes sur les plus terribles événements de la révolution, j’ai déjà trop signalé la faiblesse qu’a sa plume de s’accommoder au style du moment, pour qu’il soit nécessaire de m’y arrêter un instant de plus. Ce qui

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