LA RÉGION ASTRALE. 3ÎÎ
mettent-ils en garde à l’egard de la divulgation, et ne sont-ils à leur aise qu’entre initiés d’une sérieuse discrétion.
Saint-Martin, quoique initié parlant à des initiés, à son adepte de Berne par exemple, est à ce sujet d’une telle réserve qu’on serait souvent tenté de le mettre, sinon au nombre des exclus, du moins au nombre de ceux qui se tiennent sur la frontière par voie de prudence et afin de pouvoir se retirer sur un terrain sûr en cas de besoin. Mais s’il se recueille avec soin, il croit avec fermeté. 11 admet parfaitement des Puissances ou des Vertus qui nous assistent; il choisit les siennes et il se met en garde contre leurs voisins, qui ne sont ni aussi purs ni aussi bienveillants. Il se défie beaucoup de certaines régions du monde spirituel et de certaines classes d’esprits qu’il y distingue; mais il croit si bien à leur pouvoir qu’il s’en alarme et qu’il fuit leur contact avec une sorte d’horreur. Ce n’est pas là du scepticisme, ce n’est que de la vigilance.
De plus, sa foi ne se borne pas à des iniluenccs invisibles, occultes. Il croit à des communications sensibles et très-diverses, d’autant plus variées qu’il admet des catégories ou des classes plus nombreuses, des classes qui se combattent ou du moins se disputent l’inlluence qu’elles exercent sur les hommes.
Voici sa théorie.
Par notre origine nous sommes, ou du moins à notre origine nous étions supérieurs à la région du firmament, à la région astrale et aux esprits qui la gouvernent. Nous ne le sommes plus. Depuis la chute du premier homme nous sommes devenus inférieurs à cette
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