I- I NION
mit ravi le général Gichtel. Il y ajoute ses Vertus, ses . Puissances et ses Agents qui sont en quelque sorte les auxiliaires de la sagesse suprême. 11 le fait’ avec sa réserve et sa discrétion habituelles. L’enthousiasme trèsoratoire et très-llguré de quelques mystiques éminents qui portaient très-loin le langage et les idées le choque singulièrement. Ces entraînements de phraséologie, il les réprime avec soin dans sa correspondance, particulièrement en ce qui concerne Sophia, la Vierge divine, dans son union avec la Vierge Marie. Mais d’un autre côté il ne veut pas sacrifier le dogme avec le luxe du style, ni bannir la vérité avec l’erreur. Loin de là, il est beaucoup plus mystique qu’il ne le paraît dans ses ouvrages publiés, et il dit très-nettement dans sa correspondance que, s’il voulait parler sur l’union myst ique avec Sophie la divine, il n’aurait qu’à consulter son expérience personnelle, et qu’elle le mettrait à même de confirmer, en fait de mariage, ce que Liebisdorf lui a mandé.sur celui de Gichtel.
N’est-ce pas trop dire?
La Sophie divine avait joué un rôle considérable et très-piquant dans la vie du général : « Elle est venue elle-même après la mort de son fcpoux, ordonner, diriger le choix et l’arrangement de ses Lettres posthumes. Elle a renouvelé plusieurs passages qui n’étaient indiqués qu’imparfaitement dans les brouillons qu’il avait laissés à son ami Uberfeld , et à mesure que ce dernier travaillait à cette rédaction, Sophie le dirigeait en personne. Elle est venue à cet effet voir Uberfeld à diffé- • rentes reprises; une fois elle y est restée pendant six . semaines. C’était un festin continuel pendaut lequel