‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inéditsChapitre 245 sur 360 · LA CLA1 II VOYANCE · texte numérisé non relu

LA CLA1 II VOYANCE

tro ou de ses adeptes. A l’appréciation de ces phénomènes essentiellement thérapeutiques, il apporta la même mesure qu’au jugement des opérations théurgiques ou magiques de don Martinez. Quoiqu’il fût loin de professer pour les deux thaumaturges venus de l’Autriche et de la Sicile les mêmes sentiments de respect et de déférence qu’il portait au mystagogue venu de Portugal, il voulait cependant, en vrai philosophe, qu’on fît des expériences. Sans jamais estimer les clairvoyances du somnambulisme, il plaida près de Bailly la cause du magnétisme animal. Impartial observateur, il accepta tous les faits incontestables ; mais si avide de merveilles et de mystères que fût sa pensée, jamais elle n’alla en un sens contraire à celui que les faits semblaient donner. 11 fit des expériences lui-même , mais jamais il ne tenta un miracle, ne se vanta d’une guérison, n’eut une clairvoyance surnaturelle, une vue prophétique, une seconde vue.

La clairvoyance somnambulique n’était pas alors ce qu’elle s’est faite depuis. Elle se bornait à constater l’état plus ou moins normal du corps ou de l’âme humaine. Elle ne s’étendait pas encore fort loin dans ce domaine. Elle visitait encore moins les contrées éloignées de la terre et ne songeait guère à se promener dans les sphères élevées du ciel. Mais déjà elle formait des prétentions qu’elle n’est pas encore parvenue à justifier, et voici à ce sujet par voie de comparaison entre les lumières de la théosophie et celles du somnambulisme .les jugements bien nets et bien définitifs que Saint- Martin prononce. Parlant, d’abord, du théosophe par excellence, de son maître Bœhme, il dit :

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