‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inéditsChapitre 268 sur 360 · DESCARTES · texte numérisé non relu

DESCARTES

Ce code est essentiellement mystique,' mais il n’eu oll're pas moins un enchaînement dc.pensées très-logiques. il n’y a pas à se tromper, ni sur sa haute portée, ni siir le prix qu’y attache le théosophe. Fort différent en cela de Descartes, l’émule de Rousseau revient sans cesse sur les règles « qui lui ont été données, qu’il a rentes par la bonne voie. » 11 les met eu relief sous mille formes nouvelles, et, soit pour les éclaircir, soit pour leur imprimer le sceau d’une irrécusable autorité, il ajoute sa vie à sa parole. Son célèbre compatriote, qu’il’ aimait à citer comme tel et comme créateur de doctrines, ne développa point ses maximés de morale avec autant de soin ; car, quoi qu’en pense Descartes luimême, les trois règles pour s’assurer le contentement , qu’il donne à la princesse Élisabeth, en 1045, n’ont, qu’un seul point de commun avec les maximes provisoires du Discours de la méthode. « TAchêr de savoir ce qu’on doit faire; faire ce que veut la raison; ne pas désirer les biens qu’on ne peut pas avoir, » voilà celles qu’il recommande à la princeàse. — « Se conformer aux lois, à la religion et aux opinions reçues; être ferme dans ses résolutions, même en suivant des opinions douteuses; tâcher de se vaincre soi-même plutôt que la fortune, » voilà celles de la Méthode, qui parut en 1637.

Il est permis de le dire, d’abord, ceS conseils se ressemblent peu; ensuite, ce sont des lieux communs auxquels leur auteur n’a jamais pu attacher une valeur sérieuse. Ce qui le protive, c’est « qu’il lui paraît prudent de se régler plutôt sur ceux avec lesquels il aimait à vivre, encore que parmi les Perses et les Chinois il pourrait y en avoir de mieux sensés. «

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