LES FOU MES
sailles ils n’en étaient pas encore là. Il voulut évidemment se mettre eu rapport avec eux ; mais dès Ce moment il eut lieu de n’étre pas satisfait de l’esprit qui les animait. 11 distingua bien dans leurs rangs quelques personnes dont les noms lui sont restés chers. 11 s’y attacha M. Gence, qui devait être un jour sou biographe et son apologiste, comme celui d’un philosophe beaucoup moins célèbre, mais fort puissant aussi, j’entends Antoine Lasalle, dont les ouvrages sont si peu cités aujourd’hui, de quelque originalité qu’ils soient empreints. Saint-Martin remarqua avec peine que la plupart des adeptes de Versailles n’avaient été initiés que par les formes , c’est-à-dire par les cérémonies extérieures, cérémonies peut-être trop analogues à celles des Loges, qui lui donnaient si peu de satisfaction. En effet, quoiqu’il ait lui-même professé dans celles de Lyon pendant un moment, il se tenait généralement éloigné de la maçonnerie, malgré le rôle qu’elle jouait de son temps, malgré celui qu’elle jouait dans l’école de dom Martinez, et celui qu’elle jouait dans la vie de Cagliostro, peut-être même à cause de ce rôle. Le fait est que nous le verrons, à certaines époques de sa vie, se livrer à de véritables impatiences quand on lui parlera de Loges. Il y a déjà quelque chose de ce sentiment dans son observation sur les martinézistes de Versailles qu’il dit initiés par les formes. 11 y ajoute d’ailleurs un mot de plus pour marquer la distance qui les sépare de lui : « Mes intelligences étaient loin (T eux. ■»
C’est à peine nous indiquer, mais c’est bien nous laisser entrevoir ce qu’il avait été faire au milieu d’eux. Saint-Martin, depuis la mort de Martinez ou le départ