‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inéditsChapitre 65 sur 360 · MADAME DE CH AB AN AÏS · texte numérisé non relu

MADAME DE CH AB AN AÏS

femme éminente, une des personnes à laquelle il portait le plus de reconnaissance pour les secours qu’elle donnait à son esprit par l’élan qu’elle lui imprimait. Tous ceux qui ont vécu dans le commerce spirituel des femmes apprécient, comme lui, l’influence de celles que distinguent à la fois une belle intelligence et les hautes inspirations d’une sincère piété. Mais nul n’a peut-être été plus heureux, sous ce rapport, que Saint-Martin. Aussi, s’il s’applique si peu à mettre de la reconnaissance dans ses appréciations de la femme, je crois que sa réserve même trahit une sorte de défiance à l’égard de sa sensibilité.

En effet, il la tient en état de suspicion et il l’enchatne, de peur qu’elle ne s’échappe et ne franchisse les limites, comme cela lui arrive dès qu’il parle de celle de toutes les femmes qu’il a le plus aimée.

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