‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inéditsChapitre 68 sur 360 · MADAME DE DOC B BON · texte numérisé non relu

MADAME DE DOC B BON

parle. Et plus la sœur du duc d’Orléans, la femme séparée du duc de Bourbon, la mère du duc d’Enghien, dont il fut l’ami et le protégé, dont il eut l'Honneur d’être l’hôte habituel quand il habitait Paris , et dont il demeura le conseiller intime toute sa vie, quelque lieu qu’il habitât, plus cette pieuse princesse, dis-je, essuyait d’infortunes, plus le langage de Saint-Martin devenait respectueux.

Cette relation remontait-elle aux premières années de l’indépendance de Saint-Martin , c'est-à-dire à l’époque même où il quitta le service? Je ne le pense pas. Anté- . rieure aux voyages de Saint-Martin et à son séjour de Strashourg, elle fut postérieure, je crois, à la grande intimité du théosophe avec madame de Lusignan et madame de la Croix. C’est chez ces deux dames, surtout chez la première, au Luxembourg, et non pas chez la princesse, au palais Bourbon, qu’il écrivit le second de ses ouvrages, le Tableau naturel , dont nous allons , parler tout à l’heure. Or c’est le contraire qui aurait eu Heu, .si sa liaison avec la duchesse de Bourbon avait été plus ancienne. Quoi qu’il en soit d’ailleurs de la date en question, deux autres relations de Saint-Martin doivent être indiquées ici pour donner une idée plus complète, soit du monde qu’il voyait à cette époque, soit de la manière dont il s’y posait, traitant de puissance à puissance avec les personnages les plus considérables, et au besoin même trop gaiement peut-être.

11 connaissait depuis plusieurs années déjà, nous l’avons vu au chapitre YI, madame la maréchale de Noailles. C’est dans ces dernières années, vers 1780, que cette connaissance devint plus intime. Saint-Martin eut le

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