‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inéditsChapitre 70 sur 360 · LE DEC DE BOUILLON · texte numérisé non relu

LE DEC DE BOUILLON

« Macdonald, ancien camarade à moi, était retiré chez le duc, dont il était parent1. 11 y était bienvenu parce que le duc était eu effet un excellent homme, et surtout avait une bien grande sensibilité. Je vis en lui un contraste bien frappant : il souffrait de voir seulement égorger un poulet; mais il a assisté d’un bout à l’autre au supplice de Damiens, parce que ce Damiens était l’assassin de son ami intime. »

C’est là réellement un trait de stoïcisme, car on sait quel fut ce supplice, et quel déluge de propositions barbares le crime de Damiens et la question du mode de sa punition provoquèrent de toutes parts.

Le duc Bxe toute l’attention du théosophe dans la société; et scs excellentes dispositions pour les choses abstraites le charment à ce point, qu’à l’exception d’un seul et trop fameux personnage, il mentionne à peine le reste de la société.

L’on n’a pas besoin de dire que les choses abstraites que le duc de Bouillon saisissait si bien sont les choses du monde supérieur , les grands objets du théosophe. 11 était tout simple que. celui-ci fût heureux de voir sa pensée si bien accueillie par l’ami intime de Louis XV, puisque le duc de Bouillon jouissait de cette rare faveur avec une grande dignité. On sait que Louis XV s'attachait à peu d’hommes, même d’entre ceux que leur rang élevait le plus.

Sous le point de vue de l’œuvre, si ce n’est des études,

!. Ce n’est pas le duc de Tarente, sans doute, qui avait vingt ans de moins que Saint-Martin, et qui fit sa première campagne à l'âge de dix-neuf aus, dans le régiment irlandais de Dillon.

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