‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inéditsChapitre 73 sur 360 · LE CENTRE · texte numérisé non relu

LE CENTRE

lesquels nous ne voulons pas insister; il y avait là peutêtre quelque reste de ces habitudes maçonniques qu’ailleurs il aimait peu.

Par une timidité déplacée ou par une affectation de profondeur plus déplacée encore , ces nouveaux voiles déparèrent un grand nombre de pages, et , obscurités voulues ou non , ils en paralysèrent un peu le succès. Toutefois, sous le rapport du fond et de la composition comme sous celui du style , il y a dans ces volumes un progrès très-sensible. On y surprend des vues réellement admirables, témoin celles qui découvrent dans l’univers même « la preuve évidente de l’existence des puissances physiques supérieures à la nature. » Sans doute, au premier aspect, cette assertion est plus piquante que vraie ; et l’on se demande avec surprise s’il y a bien dans la nature quelque chose de supérieur à la nature. En quel sens peut-il donc être dit que les puissances physiques, c’est-à-dire naturelles, sont supérieures à l’univers? Eh bien , la solution que Saint-Martin sait nous donner du problème qu’il pose si hardiment, plaît à la fois à la raison par le fond des idées et au goût par les attraits du style.

« Quel que soit le centre des révolutions des astres errants, dit-il, leur loi leur donne à tous une tendance à ce centre commun, par lequel ils sont également attirés. »>

Cela est dit dans le sens de l’ancienne astronomie, qui n’admettait qu’un seul centre; mais cela est encore vrai dans la nouvelle, qui, à son tour, met l’hypothèse d’un centre commun au-dessus du fait de la pluralité des centres, quoique ce centre ne soit plus Alcyon. Mais continuons à écouter Saint-Martin.

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