LA DUCHESSE
ccs conférences qui donnent de la physionomie à son voyage de Londres. Le seul indice de son activité mystique se trouve dans un mot du prince Galitzin au comte de Fortia : « Je ne suis véritablement un homme que depuis que j’ai connu M. de Saint-Martin. » Dit à Ilome et à M. de Fortia, ce mot a son sens, et l’on peut être également certain de ces deux choses, c’est qu’un voyage avec le prince Galitzin et avec Thieman avait pour but essentiel les grands objets des trois théosophes, et qu’ils n’eurent pas de succès réels à noter.
Le séjour de Saint-Martin à Home ne se prolongea pas plus que celui qu’il venait de faire à Londres, et on doit regretter vivement que sa plume ne nous peigne pas un peu, à son point de vue, où en était le monde qu’il y voyait au moment où approchait le procès de Cagliostro, 1790. Mais, quand même il se fût trouvé encore en Italie quand se déroula devant le saint office la vie du célèbre thaumaturge, je doute qu’il eût écrit une note de plus sur ce personnage. Il l’avait rencontré à Lyon, et ht manière dont il signale ses hauts faits dans cette ville nous prouve que les antipathies pour lui étaient très-profondes.
Dès 1788, Saint-Martin se trouve dans une résidence d’été des anciens princes de Montbéliard. Yoici comment. Avant scs voyages d’Angleterre et d’Italie, il avait été présenté, à Paris, à madame la duchesse de Wurtemberg, qui avait marié sa fille Dorothée au grandduc Paul Pétrowitsch. Elle résidait d’ordinaire dans le pays de Montbéliard. Il alla dans cette petite principauté rendre à la souveraine titulaire une visite dont le véritable objet était, non assurément l’accomplissement