HOME
scs institutions et daus celui de scs principes. La France préoccupait l'opinion générale, et le gouvernement inquiétait lui-méme les esprits en convoquant coup sur coup l’assemblée des notables et celle des états généraux sans aucun plan arrêté ou réalisable. Mais de tout cela les trois voyageurs n’ont nul souci, et Saint-Martin, qui devait, dans quelques années, creuser si profondément le problème de l’organisme social , n’a pas l’air de se douter, à cette époque, du rôle de publiciste qui l’attend.
11 fit à Rome ce qu’il avait fait à Londres. Il rechercha ce qui flattait le plus ses goûts et répondait le mieux à ses aspirations; mais, n'y trouvant ni théosophie, ni mysticisme, ni théurgie, il vit le monde, le plus grand monde, moins le pape, je crois.
Avec le prince Galitzin, ou seul, il fréquenta le prince de Lichtenstein, le comte de Tchernichef et d’autres Russes. Dans la société française, qui était nombreuse et distinguée, il vit le cardinal de Demis, « le jeune Polignac, » le comte de Vaudreuil , le commandeur Dolomieu , M. et madame de Joinville , le bailli de la Brillane, ambassadeur de Malte, le comte et la comtesse de Fortia, « le grand Narbonne et son neveu, » plusieurs évêques et l’abbé de Bayannc. Dans la société italienne, il vit les cardinaux Aquaviva, Doria, Buoncompagnon, la princesse de Santa- Croce, la princesse Borghèse, le duc et la duchesse Braschi.
11 eût été difficile de voir un monde meilleur ni plus de monde.
J’ignore, d’ailleurs, tout détail de quelque intérêt sur la vie intime qu’il mena à Rome. Il ne note aucune de