‹ Saint Nicholas IerChapitre 102 sur 104 · Isidore Mercator, Migne, t. CXXX, col · texte numérisé non relu

Isidore Mercator, Migne, t. CXXX, col

savaient aussi à Toccasion se servir de canons qui ne se trouvaient pas dans les anciennes collections*.

Ces contradictions chez les esprits les plus distingués du ix^ siècle nous prouvent que le droit public reposait bien moins sur des constitutions que sur des précédents et qu'il n'était défini à peu près nulle part. La véritable originalité de Nicolas fut précisément la persévérante énergie avec laquelle il tenta de fixer la situation et d'en finir avec une série d'interprétations diverses que la jurisprudence canonique avait amoncelées depuis plusieurs siècles. Dans cette intention, comme il le dit si souvent, il fouilla toutes les archives de la cour de Rome, réunissant et interprétant tous les documents qui pouvaient l'aider à établir ses principes et à maintenir l'unité du gouvernement religieux.

Ce double appendice était rédigé quand j'ai connu, grâce à l'obligeance du R. P. Lapôtre, une étude très approfondie publiée en 1870 par le R. P. Ch. de Smedt et intitulée : « Les Fausses Décrétales, l'épiscopat franc et la cour de Rome du ix*^ au xi*^ siècle. » La lecture de ce mémoire ne me fit pas changer une ligne à mes conclusions; mais l'autorité du R. P. Smedt est h juste titre si considérée et sa critique est si rigou-

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