XXVI INTRODUCTION
plus cultivée. Après le pape saint Sylvestre qui fonda, vers 33o, une école de chant à Rome, saint Ambroise inaugura pour le chant d'église une ère nouvelle. Le chant ambrosien se distinguait par Taccentuation rythmique et par le mouvement mélodique, au point que saint Augustin craignait que sa beauté ne fût une source de distraction, qu'elle n'attirât trop l'attention aux dépens du texte. Au vi*^ siècle le chant ambrosien avait perdu de sa simplicité et pris un caractère mondain; saint Grégoire le Grand en fut le réformateur^ » C'est ce chant réformé que Charlemagne introduisit en Gaule avec la liturgie romaine, et pour que rien ne manquât à l'exécution de ce chant, grandiose dans sa simplicité, il fit même venir des chantres de Rome, car, selon le diacre Jean, le gosier allemand était encore trop rude et trop sauvage pour exécuter les nobles mélodies romaines. « Dans le fait, ajoute Alzog, ces chantres romains trouvèrent le chant des Allemands semblable au hurlement des bêtes. » Charlemagne, avec le concours de ces maîtres romains, fonda à Metz et à Soissons des écoles de chant OLi l'on avait pour accompagnement des orgues analogues à celui qui avait été donné jadis à son père Pépin par l'empereur Constantin Copronyme.
Les solennités du dimanche, de la Pâque et de la Pentecôte, célébrées dès les temps apostoliques, restèrent sans interruption, dans l'Eglise, des jours de grandes fêtes. D'après des témoignages certains, on célébrait, au commencement du iv^ siècle, l'Ascension, qu'on fit bientôt précéder, d'après l'exemple de