‹ Saint Nicholas IerChapitre 23 sur 104 · XXXII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXII INTRODUCTION

premiers missionnaires anglo-saxons, h Rome, pour s'y faire autoriser par le pape Grégoire II ; il y revient cinq ans après (723) pour faire une nouvelle profession de foi, prêter serment de fidélité à TEglise romaine et recevoir, avec la consécration épiscopale, juridiction sur tous les pays qu'il évangéliserait. Dans un concile tenu en Allemagne, en y4d, tous les évêques promettent par serment Fobéissance canonique au pape; les capitulaires francs lui reconnaissent le droit de soumettre à une double épreuve les décrets des conciles provinciaux et Boniface soumet à son approbation les actes de tous les conciles tenus par lui. En pays barbares, comme dans l'empire gréco-romain, les papes envoient régulièrement aux métropolitains ie pallium, à la fois signe de communion et de dépendance, et symbole de r Agneau perdu et retrouvé que le bon pasteur rapporte sur ses épaules. Enfin, sans rappeler ici divers passages de Bède le Vénérable, d'Alcuin, de conciles et de capitulaires également favorables à la primauté de Tévêque de Rome, sans citer des évèques opprimés par des métropolitains et des prêtres opprimés par leurs évêques et qui lui demandent justice, il est un fait considérable qui, h lui seul, suffirait h montrer de quelle extraordinaire et souveraine puissance jouissait en Occident le chef de TEglise, c'est la révolution de yji. Burghard, évêque de Wurzbourg, et Fulrad, prêtre de Saint-Denis, s'adressant au pape Zacliarie, lui demandent, à propos du maire du palais, Pépin, et du roi mérovingien Childéric III, « s'il n'était pas juste que celui qui avait la puissance royale en eût aussi le titre » . Le pape, considérant les droits politiques des grands chez les Germains, et la position de fait prise depuis

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