‹ Saint Nicholas IerChapitre 24 sur 104 · INTRODUCTION. XXXIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXXIII

long^tcmps chez les Francs par Pépin, résolnt la question en faveur de ce dernier et il consacra le chang^ement de dynastie par une sanction divine en faisant couronner et sacrer Pépin à Soissons par saint 13oniface. En 754? un autre pape, Etienne II, venu chez les Francs pour implorer leur secours contre les Lombards, renouvelait l'onction royale que Pépin avait déjà reçue de saint Boniface, et, cette fois, il sacrait avec le roi la reine Bertrade et leurs deux fds, Charles et Carloman, En même temps, il conférait au prince franc le titre de patrice des Romains, lui confiant ainsi la tutelle de l'Eglise, et il lançait l'anathème contre quiconque oserait jamais chercher à déposséder de la couronne la descendance de Pépin. Aucun écrivain de ce temps ne trouve à redire contre l'acte du pape. Personne ne protesta.

Leschosesn'étaientpas allées aussibienavec l'Orient. Depuis que le roi des Hérules, Odoacre, avait supprimé la dignité impériale en Occident (47^)» l^s Romains, comme tous les sujets de l'Empire, avaient considéré l'empereur d'Orient comme leur souverain légitime et n'admettaient point qu'ils fussent soumis aux chefs barbares par le moindre lien d'obédience. Il en était de même chez nous, où notre Clovis, et ses fib pendant quelque temps, se considérèrent comme des délégués de l'empire d'Orient. L'empereur conserva donc une souveraineté nominale et il exerçait un droit de confirmation sur l'élection papale, soit directement, soitpar l'intermédiaire de son représentant en Italie, l'exarque de Ravenne. Cette confirmation ne fut plus guère qu'une formalité à partir de Justinien, ce qui n'empêcha pas les papes de garder une attitude respectueuse vis-à-vis

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