Mansi, XV, iio. — Raronius, ad annum
sentit en 85o ; et, en 863, répondante une nouvelle demande de ratification que lui adressait Ilincmar, Nicolas renouvela cette confirmation, mais à la condition que cet archevêque n'aurait contrevenu, en aucun point, aux ordres du Saint-Siège*.
L'un des principaux clercs, Wulfad, ne se tint point pour vaincu ; il en appela au Pape, et Nicolas écrivit une lettre à Hincmar pour lui ordonner de réintégrer les clercs ou de tenir un nouveau concile à Soissons avec quelques évêques désignés. Le concile se réunit et arrêta que les clercs seraient rétablis non par droit, mais par grâce, si le Pape était de cet avis; Hincmar ne pouvait les rétablir, parce qu'ils avaient été destitués non par lui", mais par un grand concile. Cette décision ne satisfit point le Pape : il réclama tous les actes concernant Ebbon et les clercs, réprimanda Hincmar d'avoir falsifié plusieurs actes du concile^ de Soissons, d'avoir obtenu subrepticement l'approbation de ce svnode, et il fit convoquer en 86^ un nouveau concile à Troyes. Celui-ci fit un rapport général de l'affaire et en remit la décision au Pape ; mais Charles le Chauve, auprès duquel dans l'intervalle Hincmar était tombé en disgrâce,
I. Ep. 32 (Migue), col. 822 ; « Si in millo ricgatio aposU)licai sedis romanae jussionihiis inventiis fiieiis inobedicns ». Cf. Baronius, ad anniim 863.
'1. Cf. la lettre du concile au Pape : Mansi, XV, 728. - Héfelé, V, 534.