‹ Saint Nicholas IerChapitre 37 sur 104 · I. iMigue, ep. Nicolai, ep. 71, col · texte numérisé non relu

I. iMigue, ep. Nicolai, ep. 71, col

clans la discipline ecclésiastique, et obligea Hincmar non seulement à réintégrer Rolhade, mais encore à proclamer au concile de Troyes qu'un archevêque ou un évêque ne peut être déposé sans le consentement du Saint-Siège*.

En même temps que le procès de Rothade, Hincmar en soutenait un autre aussi grave et le Pape le condamnait de la même manière. L'archevêque Ebbon avait été déposé^ dans un synode tenu à Thionville en 83o, parce qu'il avait contribué à renverser Pempereur Louis le Débonnaire en 834; mais en 840, l'empereur Lothairc l'avait réintégré. Il ordonna alors plusieurs clercs. Quelques mois après, il était de nouveau expulsé par le roi Charles le Chauve, et, en 845», Hincmar était élevé sur le siège de Reims. Le nouveau pontife fit bientôt (853) interdire par le concile de Soissons aux clercs ordonnés l'exercice des fonctions ecclésiastiques, et entreprit de faire confirmer cette décision par la cour de Rome.

Léon IV refusa de la ratifier, mais^ Benoit III y con-

1. Cf. Migne, Opéra Hincmari, t. CXXVI, ep. ad Nicolaiiin, 25-46; Héfélé, Histoire des conciles, t. V, 465, 49i-5o8. — Les Annales Bertin. expriment liien le ressentiment d'Hincmar; cf. ad anniim 865, Perlz, scrij). 1, 468 : « Rothadum canonice dejectum, et a Nicolao papa uou r(>gulariter, sed potentialiter restitutuni ».

2. Hincmar, dernier écrit contre Gotteschalk, Migne, t. CXXV, col. 389. — Mansi XIV, 658, 98-2. — Flodoard, Historia Remensis Lih, II, c. 20.

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