Vila Nicolai; Migne, 1. c, n
a donné, sur plusieurs des fails que nous venons de résumer, des détails si intéressants qu'on lira avec profit la traduction de plusieurs d'entre eux.
« Son amour pour son peuple eut une occasion de se manifester d'une manière éclatante dès la première année de son pontificat. Le 3o octobre, indiction neuvième'(858), le Tibre déborda dans les campagnes ; ses eaux gonflées par les pluies se précipitèrent dans Rome par la porte dite de Sainte-Agathe et, en une heure, remplirent toute la ville. La basilique de Saint-Laurentin-Lucina fut inondée; la nappe liquide s'étendit rapidement, gagna le monastère de Saint-Sylvestre, la basilique de Saint-Denis dont tous les degrés extérieurs furent entièrement submergés, ainsi que la Via Lata et la basilique de Sainte-Marie-Mère-de-Dieu, située sur ce point. L'eau s'y éleva à une telle hauteur qu'elle dépassait le sommet des portes de cette église; toutes les rues et les places, jusqu'au clivus Argentarii^, furent inondées; le flot montait sans cesse jusqu'à ce que, se précipitant par le portique de l'église Saint-Marc, il se déversât en torrent impétueux dans le cloaca Pallacini au-dessous du monastère de Saint-Laurent. A partir de ce moment, le terrible fléau perditde son intensité et, après d'immenses désastres, rentra peu à peu dans son lit. Mais une seconde inondation succéda bientôt à la