‹ Saint Nicholas IerChapitre 85 sur 104 · Cf. D. Constant : Bibl. Nat. M. S. 16, 987, fol. i · texte numérisé non relu

Cf. D. Constant : Bibl. Nat. M. S. 16, 987, fol. i

2. « Vestrœ siquidem sanctissimoe pollicitatiouis gratissimum atque carissimum nobis miinus exslilit, quod nullum regiœ digaitatis et nomiuis consimilem proferre aut prœponere nostrœ mansiietudini decernatis, nisi illiim in cujus manu siint omnes potestates et omnia jura regnorum, et germanum uostrum augustissimiim. Pro quibus omnibus, in obscquio reverendae sedis vestrœ alacriores ac fîdeliores esse omnimodis desideramus. » — D. Coustant, 1. c. fol. 2o5. — Baronius, ad annum 8G4.

lui-même était surpris de son humilité, si étonné même qu'il tint un jour à lui en révéler le secret et à l'en complimentera

Nous en avons assez dit pour apprécier l'œuvre de Nicolas P"" et comprendre comment la conquête de la souveraine puissance fut consommée au milieu du IX® siècle au profit de la papauté. Le désordre était partout; la brutalité et la corruption, le despotisme et la faiblesse réijnaient dans la société civile, comme la confusion, le bon plaisir et l'indiscipline dans le monde religieux. Irrité de la licence générale introduite par l'indignité des souverains, Nicolas avait voulu que la réforme partît du centre de l'Église et il avait travaillé à élever sur les débris de l'empire de Charlemagne un royaume où la religion devait régner en souveraine absolue par l'intermédiaire des pontifes de Rome. Déclarant en même temps la guerre tant aux abus de l'ordre temporel qu'à ceux de l'ordre spirituel, il avait proclamé et fait reconnaître son indépendance, sa primauté dans la triple plénitude du sacerdoce, de l'enseignement et du gouvernement; il s'était subordonné les églises particulières, les évêques, archevêques, métropolitains et primats, les conciles particuliers, les rois et, dans un pontificat de neuf ans, il avait réussi à établir cette conviction que

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