I. Préambule de l'ép. 36, col
le Pape est rinlcrprète de la foi, le chef de TÉglise universelle, qu'il est au-dessus de toutes les assemblées d'évêques, au-dessus de tous les gouvernements. A sa mort celte idée a pris corps; elle est formée et ne périra pas. Les contemporains eux-mêmes ne s'y trompèrent point et ils saluèrent dans Nicolas le plus grand des pontifes que le monde eût encore vus. En terminant le récit de cette existence si remplie de victoires, VnuleuY du Liber pontifical is l'appelle un Pape « vraiment catholique », qui « soutint les guerres spirituelles du Seigneur en déployant une admirable sagesse, avertit comme un père les prélats qui opprimaient les fidèles et gouverna le siège apostolique d'une manière victorieuse, comme un véritable athlète de Dieu* ».
Piéginon, moins pompeux, est plus expressif : « Depuis le bienheureux Grégoire, nul évéque élevé dans la ville de Rome sur le siège pontifical ne peut lui être comparé : il régna sur les rois et les tyrans et les soumit à son autorité, comme s'il eût été le maître du monde. Il se montra humble, doux, pieux et bienveillant envers les évêques et les prêtres religieux et qui observaient les préceptes du Seigneur; terrible et d'une extrême rigueur pour les impies et ceux qui s'écartaient du droit chemin, tellement qu'on l'eût pu prendre pour un autre Elie, ressuscité de nos