Cf. ep. Nicolai, Migne, n
retint la lettre du synode de Troyes au Pape et en envoya une autre plus défavorable pour Hincmar'. Toutefois celui-ci eut soin de faire partir des messagers qui devaient le justifier des reproches qu^on lui faisait, mais quand ils arrivèrent à Rome, Nicolas était mort ; et Hadrien II termina le différend en lavant Hincmar de toute accusation et en reconnaissant Wulfad' comme archevêque de Bourges.
Pour apprécier équitablement ce conflit, on lira avec profit les réflexions inédites de dom Constant, sur la lettre adressée par le troisième concile de Soissons à Nicolas.
« Cette lettre est pleine d'habileté. Les Pères s'étaient proposés un triple but : sauvegarder leur autorité, les intérêts des clercs déposés et ne point déplaire à Nicolas.
« En ce qui concerne leur autorité et les clercs déposés, il est vrai qu'ils rétablissent ceux qui ont été déposés dans le concile des cinq provinces, mais ils maintiennent les décrets de ce concile; ils ne disent pas que cette sentence du concile de Soissons est vaine; non, ils l'adoucissent par indulgence en faveur des clercs déposés.
« Pour adoucir le Pape, ils lui réservent par considération le plaisir de rétablir les clercs déposés.
1. Hincmari annales. Pertz. scr. I, p, 474-477. — Cf. Héfélé, V, 5î8 sq.; 54a sq.