Mansi, XV, iio. — Baronius, ad annum
sentit en 855; et, en 863, répondantà une nouvelle demande de ratification que lui adressait Hinemar, Nicolas renouvela cette confirmation, mais à la condition que cet archevêque n'aurait contrevenu, en aucun point, aux ordres du Saint-Siège*.
L'un des principaux clercs, Wulfad, ne se tint point pour vaincu ; il en appela au Pape, et Nicolas écrivit une lettre a Hinemar pour lui ordonner de réintégrer les clercs ou de tenir un nouveau concile à Soissons avec quelques évéques désignés. Le concile se réunit et arrêta que les clercs seraient rétablis non par droit, mais par grâce, si le Pape était de cet avis; Hinemar ne pouvait les rétablir, parce qu'ils avaient été destitués non par lui', mais par un grand concile. Cette décision ne satisfit point le Pape : il réclama tous les actes concernant Ebbon et les clercs, réprimanda Hinemar d'avoir fiailsifié plusieurs actes du concile' de Soissons, d'avoir obtenu subrepticement l'approbation de ce synode, et il fit convoquer en 867 un nouveau concile à Troyes. Celui-ci fit un rapport général de l'affaire et en remit la décision au Pape ; mais Charles le Chauve, auprès duquel dans l'intervalle Hinemar était tombé en disgrâce,
1. Ep. 3a (Migne), col. 822 : a Si in niillo iiegatio aposlolicae sedis romanœ jussionibus inventas fiieris inobedicns ». Cf. Baronius, ad annum 863.
2. Cf. la lettre du concile au Pape : Mansi, XV, 728. - Hëfëlë, V, 534.